Bonbonnes de gaz dans un immeuble à Paris : trois personnes présentées à un juge, trois remises en liberté

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INVESTIGATIONS - Une semaine après la découverte de bonbonnes de gaz équipées d'un dispositif de mise en feu dans le XVIe arrondissement de la capitale, le procureur de Paris François Molins a tenu une conférence de presse ce vendredi à 18h. Pour l'heure, trois personnes ont été déférées et trois autres ont été relâchées sans poursuite.

François Molins, procureur de Paris a tenu une conférence de presse ce vendredi à propos de la découverte de bonbonnes de gaz dans un immeuble de la rue Chanez, dans le XVIe arrondissement de Paris. Si l'adresse était visée, les enquêteurs cherchent encore à déterminer la raison pour laquelle l'immeuble était une cible. "Un immeuble d'habitation situé rue Chanez dans le XVIe arrondissement de Paris a fait l'objet d'une tentative d'attentat dont les conséquences humaines et matérielles auraient pu être dramatiques sans que l'on sache à ce stade les raisons pour lesquelles cet immeuble a pu être pris pour cible", a-t-il déclaré lors d'un point presse. 

Les raisons pour lesquelles l'immeuble était visé demeurent inconnues François Molins

Des bonbonnes de gaz équipées d'un dispositif de mise en feu avaient été découvertes dans le bâtiment. Selon lui, "des dégâts majeurs ont été évités". "Il n'y a pas d'explication logique et définitive. Toutes les hypothèses seront examinées", selon François Molins. "Il y a une adresse visée mais on n'a pas l'explication de l'objectif", a indiqué le patron de la PJ, présent lors de la conférence de presse.

Trois suspects déférés et trois relâchés sans poursuite

François Molins a expliqué que l'ADN de Aymen B., fiché S depuis juillet 2016, "a été rapidement identifié sur le jerricane, des seaux contenant de l'essence et les sacs à gravats. Cet individu avait l'objet d'un contrôle en novembre 2016, par les CRS sur la nationale 118 alors qu'il faisait sa prière sur la bande d'arrêt d'urgence, en compagnie d'Amine A, également fiché S". 

Ce dernier était connu pour avoir été "placé en garde à vue en mars 2013 dans le dossier Forsane Alizza", a révélé le procureur. "Au regard de l'ensemble de ces éléments, Aymen B., Sami B. et Amine A. ont été déférés auprès de mon parquet. Ils vont être présentés à un juge d'instruction en vue de leur mise en examen. Leur placement en détention a été requis", a indique le procureur. Pour l'heure, "ils ne disent pas grand chose", selon F. Molins.


Concernant les suspects, Aymen B., employé non déclaré dans une pizzeria a été condamné à deux reprises par le tribunal correctionnel d'Evry pour violences commises en réunion puis pour des faits de vol aggravé et conduite d'un véhicule sans permis. Son cousin, Sami B est tunisien et gérant non salarié d'une entreprise de transports de marchandises. Père de famille, il a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris en 2014 pour des faits de violence avec usage d'une arme suivi d'incapacité n'excédant pas 8 jours. Amine A. lui, est français, sans emploi et a été condamné par le tribunal correctionnel d'Evry à trois reprises pour des faits de rébellion, puis pour dégradation grave d'un bien appartenant à autrui et vol aggravé. Et enfin pour outrage à personne chargée d'une mission de service public, menace de crimes ou délit à l'encontre d'une personne chargée d'une mission de service public. 

Les faits de tentative d'assassinat en bande organisée en liaison avec une entreprise terroriste, tentative de destruction par un moyen dangereux en liaison avec une entreprise terroriste, détention et transport d'engins explosifs en bande organisée en liaison avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroristes en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes d'atteinte aux personnes. 


Les trois suspects ont été relâchés sans poursuite. Les enquêteurs doivent désormais s'attacher à déterminer les raisons pour lesquelles l'immeuble était visé et l'analyse du matériel informatique ainsi que les différents téléphones retrouvés devrait déterminer s'il y a un lien avec d'autres groupes djihadistes. Mais pour l'heure, rien n'est établi et le procureur Molins s'est montré très prudent. 

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"Au stade, il n'y a pas de lien avec autre chose. C'est le début de l'enquête. L'analyse de la téléphonie et de l'informatique sera effectuée et peu réserver des surprises", indique François Molins. 

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Trois personnes remises en liberté sans poursuites, selon le procureur François Molins. "Il y a une adresse visée mais on a pas l'explication de l'objectif", indique le patron de la PJ. "Il n'y a pas d'explication logique et définitive. Toutes les hypothèses seront examinées", indique François Molins. 

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Aymen B a été condamné à deux reprises par le tribunal d'Evry pour violences en réunion et vol aggravé et conduite d'un véhicule sans permis. 


Samy B est tunisien. Il est gérant non salarié. Condamné en 2014 pour des faits de violence avec usage d'une arme. 


Ahmine A. est français, sans emploi et a été condamné par le tribunal d'Evry pour des faits de rebellion, puis pour dégradation grave d'un bien et vol aggravé. Et enfin pour outrage à personne chargé du service public. 


Tous trios ont été déféré au parquet. Leur placement a été requis et l'information judiciaire va s'attacher à déterminer les éventuels complices et pourquoi cet immeuble était la cible. 

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Du matériel informatique et du matériel à détecter des micros, ont été trouvés chez l'un des suspects. Deux masques intégraux à visage humains ont également été retrouvés lors des perquisitions, notamment. 


Sur la téléphonie des mis en cause ont établis que des suspects ont activés des cellules dans le secteur de l'immeuble entre 23h30 et 00h30. Les suspects échangeaient via Telegram. 

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L'ADN d'Aymen B. a été retrouvé notamment sur des sacs à gravats. 


Les faits tentative d'assassinat en bande organisée en liaison avec une entreprise terroriste, tentative de destruction en liaison avec une entreprise terroriste, détention et transport en liaison avec une entreprise terroriste, 

association de malfaiteurs en liaison avec une entreprise terroriste, ont été retenus. 

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Quatre bonbonnes de gaz ont été découvertes dans le hall de l'immeuble. Les services de police ont relevé la présence de 4 seaux et des jericans. Des sacs à gravats, des téléphones portables, un amplificateur. Sur ce point, les conclusions des démineurs favorisent la mise à feu et l'explosion des bonbonnes de gaz. Des dégâts majeurs ont été évités. 

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François Molins rappelle les faits. "Un immeuble d'habitation a fait l'objet d'une tentative d'attentat sans que l'on sache a ce stade les raisons pour lesquelles il a été pris pour cible", déclare le procureur de Paris. 

RAPPEL DES FAITS 


Un habitant a donné l'alerte après avoir découvert, dans la nuit de vendredi à samedi dernier, des bonbonnes de gaz disposées dans le hall de son immeuble. Des hydrocarbures avaient été dispersés autour d'elles et un dispositif de mise à feu, confectionné avec un téléphone portable relié à des fils, a également été retrouvé sur place. 


Cinq hommes, dont deux sont fichés pour radicalisation, et une femme ont été placés en garde à vue dans le cadre de cette enquête antiterroriste.

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Le procureur de Paris François Molins tient une conférence de presse qui va démarrer d'ici quelques minutes. Elle est consacrée à la découverte de bonbonnes de gaz équipées d'un dispositif de mise à feu dans le XVIe arrondissement de la capitale

EN ATTENDANT 


Le rappel des faits et la garde à vue d'une sixième personne dans cette affaire 

Bonbonnes de gaz retrouvées à Paris : une sixième personne en garde à vue

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BONJOUR


A 18h, le procureur de Paris François Molins tiendra une conférence de presse consacrée à la découverte de bonbonnes de gaz équipées d'un dispositif de mise à feu dans le XVIe arrondissement de la capitale. Vous pourrez suivre son intervention sur notre site.

Revivez la conférence de François Molins ci-dessus.

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