EN DIRECT - Attaque au couteau à Paris : le suspect mis en examen et écroué

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ATTAQUE - Armé d’un couteau, un homme a agressé plusieurs personnes à Paris dans la soirée de dimanche, faisant sept blessés. Arrêté avant d'être hospitalisé, le suspect a été mis en examen et écroué. La piste terroriste est pour l'heure écartée.
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UNE IDENTITÉ INCERTAINE


L'une des autres incertitudes de ce dossier concerne l'identité exacte du mis en examen, qui faisait toujours l'objet de vérifications. D'après les investigations, elle ne correspondait pas au document trouvé sur lui lors de son arrestation. 


Selon une source proche du dossier, les enquêteurs ont établi qu'il était entré en France en juin et était hébergé dans un centre d'accueil de l'Est de la France. 

UN PASSAGE À L'ACTE TOUJOURS INEXPLIQUÉ, L'HYPOTHÈSE DE LA DROGUE ÉCARTÉE


Mercredi soir, le caractère terroriste des faits n'a pas été établi "à ce stade par les enquêteurs", avait indiqué une source proche de l'enquête.


En l'état, les investigations "n'ont pas permis jusqu'à présent d'expliquer 

les raisons du passage à l'acte", avait ajouté cette source, tout en précisant 

qu'elles allaient se poursuivre dans le cadre de l'information judiciaire. 

  

Si le mystère demeure sur le mobile et les circonstances de ces agressions, 

les enquêteurs ont toutefois écarté l'hypothèse que le suspect ait agi sous 

l'emprise de la drogue, après une analyse toxicologique qui s'est révélée 

négative.

Urgent

JUSTICE


Selon l'AFP, qui cite une source judiciaire, le suspect a été mis en examen pour tentatives d'homicides volontaires. Il a été placé en détention provisoire conformément aux réquisitions du parquet. 

PSY


L'examen psychiatrique réalisé dans le temps de la garde à vue n'a pas révélé de cause d’atténuation ou d'abolition de sa responsabilité pénale, selon une source proche d'enquête.

Urgent

JUSTICE


Le suspect va être présenté à un juge en vue de sa mise en examen. Trois victimes du suspect sont toujours hospitalisés dont une dans un état jugé critique.

SUSPECT


L'identité du suspect ne correspond pas à la carte d'identité retrouvée sur lui, même s'il est bien d'origine afghane.

Selon des sources proches du dossier, il s'agirait d'un demandeur d'asile entré en France en juin. Il était hébergé dans un centre d'accueil de l'Est de la France.


Comme annoncé précédemment, il n'a pas agi sous l'effet de la drogue comme l'évoquaient des témoins. L'analyse toxicologique s'est révélée négative.


Le suspect a été placé en garde à vue et est hospitalisé depuis dimanche soir.

Urgent

URGENT


Selon une source judiciaire, "l'information toxicologique du mis en cause est négative".


L'assaillant qui a blessé dimanche soir 7 personnes n'était donc pas sous l'emprise de stupéfiants lors des faits.

PÉCRESSE


La piste du crack semble de plus en plus privilégié :

VICTIMES 


Toujours selon nos informations, trois des victimes de l'assaillant sont toujours hospitalisées. L'une d'entre elles reste dans un état critique. 

GARDE À VUE


Selon nos informations, la garde à vue du suspect a été prolongée ce lundi soir, sans que la qualification terroriste ne soit retenue à ce stade. 

ENQUÊTE


Interrogé en garde à vue par les enquêteurs, le suspect prétend, selon nos informations, n’avoir aucun souvenir de la soirée. Hospitalisé à Paris en raison de son état de santé, il serait, d’après les premiers témoignages recueillis, un consommateur de crack.

REPORTAGE 


D'après les premiers témoignages, l'auteur de l'attaque au couteau survenue dimanche soir sur le Canal de l'Ourcq (XIX arrondissement) était un consommateur de crack. Tandis que le maire François Dagnaud en appelle aux autorités, des habitants s'indignent depuis plusieurs semaines de la présence plus importante de toxicomanes dans ce quartier festif. 

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APPEL


Dans une tribune postée lundi en début de soirée, le maire de l'arrondissement François Dagnaud a une nouvelle fois réclamé des moyens et condamné la "non assistance à un quartier en danger": "Ces faits sont un coup de tonnerre dans un ciel que l'on savait menaçant. [..]  Le fait est que Stalingrad est (re)devenue une scène à ciel ouvert de consommation et de deal de crack. [..] Personne ne doit avoir la boule au ventre en traversant la place Stalingrad."  

VICTIMES


Sept personnes ont été blessées, dont quatre grièvement.


Parmi les victimes se trouvent deux touristes anglais quinquagénaires et un touriste égyptien d'une quarantaine d'années. On compte également un habitant du quartier, né en 1994.

SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE

SUSPECT


L'auteur présumé de l'agression a été placé en garde à vue et hospitalisé en raison de son état de santé, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.

TÉMOIGNAGES


Des habitants du quartier racontent :

SMAÏN


Sur l'assaillant, Smaïn s'étonne : "Il n’a rien dit même quand on l’a attrapé, certains lui ont demandé 'pourquoi t’as fait ça ?', mais il n’a pas répondu. Même au moment de l’attaque, il n’a pas prononcé un mot. Il avait l’air drogué, ce n’est pas possible de tenir comme il a tenu alors qu’il a été touché plusieurs fois par des boules de pétanques, des coups de barre de fer, de bâton..."

SMAÏN


Smaïn buvait un café en terrasse quand l'attaque a eu lieu. Il raconte à nos confrères du Parisien comment il a réussi à neutraliser l'assaillant avec d'autres témoins de la scène :


Quand cet Algérien a réalisé ce qu'il se passait, des jeunes joueurs de pétanque suivaient déjà l'assaillant. Si ces passants n'ont pas réussi à empêcher que deux touristes soient poignardés, ils ont acculé l'agresseur dans une rue annexe. Après l'avoir encerclé, ils l'ont frappé avec ce qu'ils avaient sous la main : boule de pétanque, barre de fer, palettes de bois trouvées sur place.  


"Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça. Quand on est en groupe on peut faire quelque chose", explique-t-il.  

COLLOMB

CIOTTI

ASSAILLANT


Selon les premiers éléments de l'enquête, l'agresseur a été identifié grâce à sa carte d'identité, qu'il portait sur lui. 

Il s'agit d'un Afghan né en 1987. S'il est inconnu des services de police, il serait connu dans le quartier pour être un consommateur de drogue, et plus précisément de crack.

DAGNAUD


La maire (PS) du 19e arrondissement de Paris salue le courage des "passants qui ont neutralisé l'agresseur"

PHILIPPOT

KAROUTCHI

BAY

HIDALGO

RN

LREM

LREM

MOBILE


La piste terroriste semble écartée :

PROFIL


L'assaillant d'une trentaine d'années est d'origine afghane. Il a été conduit inconscient à l'hôpital cette nuit :

MAHJOUBI


Le député de Paris du 19e arrondissement (LREM) remercie tous les acteurs qui ont permis l'arrestation de l'assaillant :

LE PEN

Les réactions politiques s'enchaînent ce matin.

BILAN À 7H


7 blessés, dont 4 urgences absolues, 1 pronostic vital engagé 

VICTIMES


Parmi les personnes blessés figurent deux Britanniques, confirme le ministère des Affaires étrangères du Royaume-Uni. 

Dimanche soir, plusieurs passants ont été attaqués par un homme muni d’un couteau et d’une barre de fer, indique une source judiciaire à LCI. Sept personnes ont été blessées dont quatre en urgence absolue. Les faits se sont produits au bord du canal de l’Ourcq, au nord-est de Paris, une artère très fréquentée par les fêtards.


Vers 22h45, l'homme a tout d'abord agressé quatre passants aux abords du cinéma MK2. Selon un vigile d'un des cinémas, qui a vu la fin de la scène, deux hommes l'ont alors poursuivi : "Il avait une barre de fer en main et l'a jetée sur ses poursuivants, puis a sorti un couteau", a-t-il dit à un journaliste de l'AFP.


Témoins de la scène, des joueurs de pétanque auraient alors tenté de l'arrêter en lui jetant des boules. "Il y avait une vingtaine de personnes qui le poursuivaient, ils lui jetaient des boules de pétanques. Il a pris quatre à cinq boules sur la tête, mais ils ne sont pas arrivés à l'arrêter", indique un témoin à l'AFP. Touché, l'assaillant a pris la fuite en s’enfonçant dans une rue voisine. C'est là qu'il aurait poignardé deux touristes anglais et un autre passant. 

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