Enquête ouverte pour menaces de mort après la Une de Charlie Hebdo sur Tariq Ramadan

Enquête ouverte pour menaces de mort après la Une de Charlie Hebdo sur Tariq Ramadan
FAITS DIVERS
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CARICATURE - La Une de Charlie Hebdo, mettant en scène un Tariq Ramadan accusé de viol, a valu des menaces de mort à l'hebdomadaire satirique. Le directeur de la publication Riss annonce ce lundi qu'il porte plainte.

Près de trois ans après l'attentat qui a décimé la rédaction de Charlie Hebdo, les menaces n'ont jamais vraiment cessé. Mais cette fois-ci, elles sont explicites. La Une du mercredi 1er novembre 2017, consacrée à Tariq Ramadan, a suscité l'animosité de certains internautes sur les réseaux sociaux. Au point que Riss, le directeur de la publication de l'hebdomadaire satirique, annonce ce lundi avoir déposé plainte. Le parquet de Paris a annoncé ce lundi soir l'ouverture d'une enquête. Selon nos informations, le parquet a décidé d’ouvrir une enquête preliminaire pour "menace de mort matérialisée par un écrit" et "apologie publique d’un acte de terrorisme commis au moyen d’un service de télécommunication en ligne". 


En cause : le dessin, signé Juin, représentant l'islamologue avec un pantalon déformé par un gigantesque sexe en érection et proclamant  "Je suis le 6e pilier de l'islam", alors que celui-ci est visé par deux plaintes pour viol.

Une ligne rouge à ne pas franchir"Riss, sur Europe 1

Interrogé par nos confrères d'Europe 1 sur l'angle choisi pour cette Une, le patron de l'hebdomadaire a expliqué que Tariq Ramadan se présentait lui-même comme "un islamologue, comme un sachant", c'est pourquoi le dessin fait référence au "6e pilier de l'islam [...], le djihad". Seule une minorité au sein du sunnisme le reconnaît cependant comme tel.  

En vidéo

Les accusations de viols s'accumulent contre Tariq Ramadan

Les menaces de mort proférées sur Internet sont-elles sérieuses ? "C'est toujours difficile de le savoir mais, par principe, on les prend au sérieux et on dépose plainte", assure Riss en ajoutant qu'"il y a une ligne rouge à ne pas franchir : menacer de mort quelqu'un, ce n'est ni autorisé dans la rue, ni dans un journal, ni nulle part [...]".  

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