Enquête préliminaire après la mort de trois nourrissons à l'hôpital de Chambéry

Enquête préliminaire après la mort de trois nourrissons à l'hôpital de Chambéry

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JUSTICE - Suite à la mort de trois nourrissons à l'hôpital de Chambéry (Savoie) début décembre, le parquet a ouvert une enquête préliminaire. Une contamination de leurs poches alimentaires pourraient être à l'origine des décès.

L'hôpital de Chambéry a été le théâtre d'un triste drame début décembre. Après la mort de trois nourrissons les 6, 7 et 11 du mois dans le centre hospitalier, le parquet a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire. Une procédure qui fait suite à la plainte déposée par les parents d'une des victimes le 23 décembre. "L'enquête porte sur une éventuelle contamination par des poches alimentaires pour alimenter les enfants par perfusion", a expliqué Fabienne Moulinier, vice-procureure à Chambéry.

Les premières auditions ont débuté lundi. "On n'est pas certain à ce jour que la responsabilité de l'hôpital soit établie. Il faut remonter toute la chaîne de production de ces produits et faire des analyses", a-t-elle précisé. Parmi les nourrissons, deux étaient prématurés. Par ailleurs, un quatrième bébé souffrant des mêmes maux a pu être sauvé in extremis.

Pas d'acte volontaire

Le père d'une des victimes a indiqué à l'AFP que les poches contaminées venaient d'un lot de 137 pièces, dont 102 ont été détruites ou utilisées. Le parquet ignore pour le moment combien parmi elles étaient contaminées, à quel moment elles l'ont été et par quoi. "Ce sont des poches qui ont une durée de péremption assez courte et qui ne sont pas conservées quand elles ne sont pas utilisées", a expliqué Fabienne Moulinier. "Certaines ont été utilisées et n'ont rien provoqué", a-t-elle ajouté. L'enquête porte également sur le laboratoire qui les fabrique, ainsi que le service qui assure leur livraison afin de savoir d'où peut venir la contamination. Mais elle n'est pas liée à un "acte volontaire".

Ce n'est pas la première fois que l'hôpital de Chambéry se retrouve au cœur d'une polémique. Mi-décembre, une aide-soignante de 30 ans a été mise en examen, soupçonnée d'avoir empoisonné ou tenté d'empoisonner neuf pensionnaires d'une maison de retraite de Jacob-Bellecombette (Savoie), qui dépend du centre hospitalier. Six de ces neuf pensionnaires sont morts depuis octobre. L'aide-soignante a été incarcérée.

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