Etats-Unis : les détenus fabriquaient des ordinateurs pour consulter des sites pornos et des articles sur la fabrication d'explosifs

FAITS DIVERS

ETATS-UNIS - Alors qu’ils participaient à un programme de réadaptation consistant à recycler du matériel informatique, deux détenus américains en ont profité pour mettre au point des ordinateurs tout neufs qu'ils planquaient dans le faux plafond. Ils se sont fait prendre après avoir dépassé le débit internet quotidien autorisé.

Les faits remontent à 2015 mais viennent juste d’être ébruités dans la presse américaine. Deux détenus de l’établissement correctionnel de Marion, dans l’Ohio, qui participaient à un programme de recyclage de matériel informatique en ont profité pour remettre deux ordinateurs à neuf... et les ont gardés pour eux. Ils les ont ensuite soigneusement cachés dans le plafond de leur salle de formation.

Trois heures à tenter de déjouer le système de sécurité

Le plus surprenant dans cette histoire reste probablement la manière dont les détenus se sont fait prendre. Le 3 juillet 2015, le service informatique est alerté par mail que le seuil de débit internet quotidien d’une personne qui travaille dans la prison vient d’être dépassée. Problème : celle-ci ne travaillait pas le jour en question.  

En regardant dans le détail, le personnel s’aperçoit alors que le mystérieux utilisateur a été bloqué en tentant d’accéder à une page sécurisée du réseau pénitentiaire. Il a passé "les trois heures suivantes à consulter des pages pour contourner le système de sécurité", note le mail de l’employé informatique rendu publique par le site cleveland.com

Visite de sites pornos, de fabrication d’explosifs…

L’employé informatique est finalement parvenu à localiser d’où provenait la connexion au réseau. "Lorsque j’ai retiré les plaques au plafond, j’ai retrouvé les deux ordinateurs", indique-t-il à la BBC.  L’historique de navigation montre aussi que les détenus ont consulté des vidéos pornographiques et des articles sur la fabrication artisanale d'explosifs ainsi que de faux pass pour accéder à des zones restreintes de la prison.

Loin d’être dupes, les employés de la prison avaient connaissance des faits mais ont préféré fermer les yeux tant "qu’ils ne sortaient pas de l’établissement", déclarera un employé dans le rapport. En réaction à cette situation abracadabrantesque, le département de la réhabilitation et de la correction de l'Ohio s'est expliqué dans un communiqué : "Nous examinerons minutieusement les rapports et prendrons toutes les mesures nécessaires pour éviter que ce type de situation ne se reproduise. "

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