Angoulême : l’enquête sur le meurtre de Paquita Parra rouverte 20 ans après les faits

Angoulême : l’enquête sur le meurtre de Paquita Parra rouverte 20 ans après les faits

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COLD CASE – La mort de cette jeune femme de 30 ans, retrouvée carbonisée dans une voiture, avait secoué la région d’Angoulême en décembre 1998. Une information judiciaire a été ouverte mi-juillet en raison de "charges nouvelles", après la découverte d’effets personnels de la victime.

20 ans que ses proches attendent que le coupable soit désigné. L’affaire sur le meurtre de Francesca Parra, dite Paquita, a été relancée le 18 juillet avec l’ouverture d’une information judiciaire par le procureur de la République d’Angoulême, rapporte France Bleu Charente. La raison de ce rebondissement ? Des "charges nouvelles", explique Jean-David Cavaillé, qui avait déjà donné un nouveau coup de fouet à l’enquête il y a deux ans en réétudiant l’ensemble des témoignages du dossier. 

Un juge d’instruction a été saisi après la découverte par des collégiens, "à la fin du premier trimestre 2018", d’effets personnels de la victime dans un bois du nord du département. Un nouvel espoir pour la famille de la jeune femme retrouvée morte il y a 20 ans. Son avocate, Me Christine Maze, sera reçue lundi par le juge d’instruction, rapporte La Charente Libre.  

Le nom du coupable "est dans le dossier", pour l'avocate de la famille

Dans la nuit du 3 au 4 décembre 1998, son corps carbonisé était découvert au volant de sa Fiat Uno dans la vallée des Eaux-Claires, à Puymoyen. La piste du suicide était envisagée avant d’être abandonnée, l’autopsie concluant que la jeune femme était morte avant que les flammes ne ravagent son véhicule. Un suspect, son ancien petit ami, a été mis en examen et incarcéré en septembre 1999. Mais le dossier a été marqué par des erreurs de procédure et la récusation de la juge d’instruction en charge pour partialité. 


Un non-lieu est prononcé en 2010 mais Maître Maze en est persuadé, le nom du coupable "est dans le dossier". "Paquita est allée à un rendez-vous qu’on lui a donné dans un lieu où elle ne se serait jamais rendue si elle ne connaissait pas son assassin", déclarait-elle en 2016 sur RTL. Aux enquêteurs, désormais, de percer la vérité.

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