Enfant de 3 ans mort dans un bus scolaire en Martinique : le chauffeur de bus mis en examen

Enfant de 3 ans mort dans un bus scolaire en Martinique : le chauffeur de bus mis en examen

FAITS DIVERS
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JUSTICE - Ce mardi, le petit Meddy était retrouvé mort dans un bus scolaire à Rivière-Pilote, en Martinique. Le chauffeur de bus, qui avait pris en charge l'enfant âgé d'à peine 3 ans, a été mis en examen pour homicide involontaire.

Le chauffeur de bus scolaire, âgé de 40 ans, avait retrouvé ce mardi 3 octobre vers 15h le corps sans vie de Meddy, 2 ans et dix mois. L'enfant aurait dû être déposé sept heures plus tôt devant son école maternelle à Josseaud (Rivière-Pilote) mais le petit s'était endormi. Le chauffeur a été mis en examen pour homicide involontaire. Il a été laissé libre et placé sous contrôle judiciaire et s'est vu interdire de transporter des passagers à l'issue de sa présentation à un magistrat instructeur.

La justice doit maintenant faire la lumière sur ce qu'il s'est passé. Le chauffeur est-il coupable de négligence ? Le procureur de la République a indiqué que Meddy était encore attaché à son siège, à l'arrière du bus, lorsqu'il a été retrouvé. Pendant sa garde à vue et devant le juge d'instruction, le chauffeur avait affirmé avoir pourtant jeté un œil dans le véhicule avant de s'en aller.

Dans de nombreuses sociétés de transport liées aux collectivités territoriales, les chauffeurs ont obligation de vérifier que leur bus est vide à la fin de chaque trajet. Ce mardi, le conducteur mis en cause avait alerté les secours, trop tard. La température du véhicule ce jour-là était de 35°. Les analyses toxicologiques du chauffeur se sont révélées négatives.


Après l'autopsie de l'enfant, le procureur a expliqué à l'AFP avoir ordonné des examens complémentaires pour déterminer avec précision les causes de la mort du petit Meddy. "La volonté du parquet est d'aller au fond des choses et non pas rester à la surface", confirme Renaud Gaudeul, le procureur de la République de Fort-de-France, rapporte Martinique La 1ère. "Pour deux raisons, d'abord pour la famille à qui il convient d'apporter des éléments d'explications, même s'il n'y aura jamais d'explications satisfaisantes. Deuxième raison, pour l'avenir, pour ne plus se retrouver face à ce type de drame", explique Renaud Gaudeul.

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