Fausse alerte attentat à Paris : un hacker raconte comment il a aidé les enquêteurs

L'INDIC' - Un ancien hacker a expliqué à LCI comment il a aidé les enquêteurs à remonter la trace des jeunes à l'origine de la fausse alerte attentat à Paris. Il aurait notamment donné les noms et les adresses des hackers à la police.

Il se dit hacker repenti. Et assure vouloir aujourd'hui "lutter contre la cybercriminalité" et "aider la police" dans son travail. Samedi, il en a eu en tout cas l'occasion en mettant ses compétences au service des enquêteurs qui travaillaient sur la fausse alerte attentat dans l'église Saint-Leu à Paris samedi. Une vaste opération antiterroriste avait alors été lancée au coeur de  la capitale avant d'établir qu'il n'y avait aucune prise d'otages en cours, contrairement à ce que laissait croire un appel passé un peu plus tôt au 17.


Un "appel malveillant" qui émanerait de hackers et que le jeune homme de 18 ans contacté par LCI connaîtrait bien. Ils feraient partie de son "entourage virtuel". "Les hackers, c'est un petit milieu", dit-il. Sous couvert d’anonymat, il nous raconte comment il aurait aidé les policiers pour remonter leur piste. Notamment en fournissant les "noms" et les "adresses" des deux jeunes soupçonnés du swatting (une nouvelle tendance qui consiste à faire déplacer les forces de l’ordre après une fausse alerte). Une source policière nous confirme qu'il a bien aidé, "comme d'autres", les services d'enquête dans cette affaire. 

J’ai fait mon devoirL'ancien hacker

Les deux jeunes hackers soupçonnés du swatting de samedi auraient ainsi détourné le numéro de la paroisse de Saint-Leu pour appeler les forces de l'ordre, se faisant alors passer pour un faux prêtre : "le prêtre Mathis", caché dans les sous-sols du lieu de culte, tandis qu'"une prise d'otages était en cours à l'intérieur". Des jeunes qui, selon nos informations, n'en seraient pas à leur coup d'essai. Ils auraient notamment déjà sévi dans un supermarché de Brétigny-sur-Orge et un lycée provoquant l'évacuation des établissements. En témoignent les vidéos postées via des groupes privés sur les réseaux sociaux. Ils auraient également planifié de perturber la Games Week qui se tiendra à Paris en octobre et de lancer plusieurs fausses alertes à la bombe le 31 décembre. 


Le hacker que nous avons joint assure avoir également livré l’adresse d'un de leurs complices mardi matin. "Six heures après, il y avait une perquisition chez lui. Donc j’étais sûr que ce que je faisais, c'était bien, qu’on m’écoutait. Les policiers m’ont même remercié". Interrogé sur ses motivations, le jeune homme poursuit : "Pour moi, ce ne sont pas des vrais hackers, juste des mecs stupides qui se vantent et n'ont pas conscience de ce qu'ils font. J'ai aussi fait des erreurs mais maintenant, je suis clean. J'ai l'impression aujourd'hui d'avoir fait mon devoir. Il y aura ainsi beaucoup moins de canulars, de swatting et cela fera peut-être réfléchir les policiers quant au fait qu’il faut augmenter le niveau en informatique au sein de leurs équipes". 

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