Fausse alerte attentat : qui est "Tylers Swatting", l'adolescent interpellé dans la Marne ?

PORTRAIT - Peu d'informations ont filtré, à ce stade, sur le profil de Dylan, alias "Tylers Swatting", arrêté lundi soir dans le cadre de l'enquête sur la fausse alerte attentat de samedi à Paris.

Sa fanfaronnade, sur les médias et les réseaux sociaux, n'aura pas duré longtemps. Après s'être vanté d'avoir commis le "pire swatt" (sic) de sa jeune carrière, Dylan, l'adolescent de 16 ans qui se cachait sous le pseudonyme de "Tylers Swatting", a été cueilli par les enquêteurs lundi après-midi, à son lycée de Vitry-le-François, dans la Marne. Il est toujours en garde à vue, ce mardi matin, dans les locaux de la brigade criminelle de la PJ de Paris, en charge des investigations sur la fausse alerte attentat de samedi à Paris


Pour l'heure, peu d'éléments ont filtré sur le profil de ce garçon soupçonné, avec un autre adolescent toujours recherché, d'être à l'origine de l'appel téléphonique "malveillant" qui a déclenché la vaste (et brève) opération de police samedi. Après avoir fréquenté plusieurs établissements de Vitry-le-François, où il résidait, Dylan était scolarisé depuis la rentrée en classe de seconde professionnelle, au lycée François-Ier.  "C’est un élève ordinaire qui n’a visiblement jamais réellement fait parler de lui", relate sur BFMTV Jean-Pierre Bouquet, le maire de la ville.

Il est plutôt renfermé sur lui-mêmeune camarade de lycée de Dylan

Ce mardi matin, ses camarades de lycée se montrent plutôt circonspects. "Je ne pensais pas qu'il serait capable de faire ça", témoigne un jeune homme, dans la matinale de LCI. "C'est quelqu'un qui rigole beaucoup. Il fait beaucoup de conneries, mais elles ne sont jamais choquantes", développe-t-il. Derrière lui, une lycéenne évoque, elle, un adolescent plutôt, "renfermé" sur lui-même. 


Un trait de personnalité que confirme la cousine de Dylan. "Il est timide en cours", reconnaît-elle sur LCI, mais "quand on lui parle mal", il "part en agressivité" nuance-t-elle. Depuis "deux, trois" jours, se remémorre la jeune fille, son cousin "n'était pas très bien". Elle l'avait d'ailleurs surpris en train de pleurer, "les yeux rouges", dans un couloir de l'établissement où elle est aussi scolarisée, juste avant un entretien avec sa professeure principale. "Il avait ensuite demandé à aller à l'infirmerie et à rencontrer l'assistante sociale", témoigne-t-elle encore. 

En vidéo

Fausse alerte attentat à Paris: "Il part en agressivité", la cousine de l'auteur présumé témoigne

Très bavard sur Facebook

Comment les enquêteurs sont-ils remontés jusqu'au "swatter",  né le 25 août 2000, qui aurait utilisé un serveur chiffré pour usurper le numéro de la paroisse de Saint-Leu ? L'adolescent, qui a prétendu avoir voulu "faire le buzz", semble avoir laissé beaucoup de traces derrière lui. A commencer par un enregistrement de la fausse alerte téléphonique, opéré par un complice grâce à la fonction "appels de groupe" du logiciel Skype. Ce fichier sonore, de 18 minutes, que plusieurs médias on pu consulter, aurait été diffusé sur le deuxième profil Facebook de Dylan, pour se vanter de son "exploit", selon Le Parisien


Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "dénonciation de crime imaginaire" et "divulgation de fausses informations afin de faire croire à une destruction dangereuse". Pour "dénonciation de crimes imaginaires", Dylan encourt jusqu'à deux ans de prison et 30.000 euros d'amende. Sans compter les dommages et intérêts, qui pourraient être salés. 

Lire aussi

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Fausse alerte attentat à Paris

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter