Fillette repêchée dans le Lot : la mère du bébé mise en examen et placée en détention provisoire

FAITS DIVERS

DRAME - La quadragénaire soupçonnée d’avoir jeté sa fillette de 14 mois dans le Lot mardi à Cahors a été mise en examen pour "tentative d'homicide aggravé" ce jeudi et placée en détention provisoire à la maison d'arrêt d'Agen. Le pronostic vital du bébé, sauvé par un pompier après qu’un témoin a donné l’alerte, est toujours engagé.

Elle a reconnu les faits pendant sa garde à vue mais ne s'en est pas réellement expliqué les raisons de son geste. Ce jeudi, la mère de famille soupçonnée d'avoir jeté sa petite fille de 14 mois il y a deux jours dans le Lot a été mis en examen pour "tentative d'homicide aggravé" et placée en détention provisoire à la maison d'arrêt d'Agen. En début d'après-midi ce jour, la quadragénaire avait été transférée au pôle criminel d'Agen pour y être entendue par un juge d'instruction en vue de sa mise en examen. 

Peu après 17 heures mardi, un serveur qui quittait son lieu de travail pour regagner son véhicule avait entendu "un plouf" alors qu'il longeait la rivière. "Je me suis dit : ‘Tiens, il fait froid. Bizarre que quelqu’un se baigne’. J’ai penché la tête, et c’est là que j’ai vu qu’une partie du landau. J’ai très vite compris qu’il y avait un bébé dans le couffin. Il était retourné mais il y avait une petite main qui dépassait. J’ai voulu sauter mais le courant était très fort et je ne sais pas très bien nager, je n’aurais rien pu faire alors j’ai appelé les pompiers", a-t-il raconté à LCI mercredi. 

Née en 1977 à Lima au Pérou, la mère de famille qui vivait à Cahors avec son bébé avait été interpellée et placée en garde à vue juste après le drame. La fillette, elle, avait été sauvée grâce à un témoin qui a donné l'alerte et à un pompier qui l'a repêchée dans l'eau. 

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"Ressentiment à l'égard de l'enfant"

Face aux enquêteurs, quelques heures après le début de sa garde à vue, la quadragénaire, déjà maman de deux enfants de 4 et 12 ans, tous deux placés, a admis avoir volontairement jeté l'enfant dans l'eau. "Elle dit avoir eu à l'égard de cet enfant un ressentiment dont elle n'a pas pu, pour l’instant, expliquer la raison. Elle dit qu’elle voulait porter atteinte à l’intégrité physique de ce bébé, pas dans l’appartement où elle vivait, mais à l’extérieur", avait expliqué mercredi le procureur de Cahors NIcolas Septe à LCI. 

Son récit n'aurait pas été plus clair pendant les dernières heures qu'elle a passé face aux enquêteurs. "Ça reste très confus. Elle ne dit rien, ou presque, indique une source proche du dossier à LCI. Elle a vu un médecin psychiatre, mais il manque de nombreux éléments". 

Près de six minutes sous l'eau

Le bébé lui se trouvait toujours au Centre Hospitalier de Purpan à Toulouse. Mercredi, son pronostic vital était toujours engagé. "Son état est stationnaire", fait savoir une source proche du dossier. 

Selon La Dépêche du Midi, la fillette, prénommée "Imasumac, a passé près de six minutes dans l'eau". "Au cours de son transfert de l'hôpital de Cahors au CHU de Purpan, son cœur s'est arrêté trois fois", précise le quotidien. 

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