Fillettes mortes dans une caserne de gendarmerie : la mère mise en examen et écrouée

Fillettes mortes dans une caserne de gendarmerie : la mère mise en examen et écrouée

DirectLCI
DRAME - La mère des deux fillettes retrouvées mortes dans un appartement de fonction de la brigade de gendarmerie de Limonest (Rhône) a été déférée au parquet pour assassinats ce mercredi soir, à l'issue de sa garde à vue.

Elles étaient allées se reposer dans l'après-midi. Leurs corps avaient été retrouvés dans la soirée de dimanche, dans un appartement de fonction de la brigade de gendarmerie de Limonest, dans la banlieue de Lyon. Mercredi soir, leur mère a été mise en examen pour "assassinats" et placée en détention provisoire.


Le juge des libertés et de la détention (JLD) a ainsi suivi les réquisitions du parquet de Lyon qui avait ouvert dans la soirée une information judiciaire pour assassinats. Au cours des 48 heures de sa garde à vue, cette femme de 38 ans a contesté les faits reprochés et donné des explications "peu cohérentes avec les éléments dont disposent les enquêteurs". Selon ses proches, elle est décrite comme "perturbée, voire bi-polaire". 

En cours de séparation avec son mari gendarme

Les autopsies réalisées lundi après-midi n'avaient pas permis de déterminer les causes de la mort des deux enfants, mais des analyses toxicologiques sont en cours. Selon les premiers témoignages, c'est leur mère qui les aurait retrouvées inanimées dans leurs lits. La jeune femme avait été hospitalisée en état de choc le dimanche soir. Le père des fillettes, un sous-officier de la brigade de gendarmerie de Limonest, était, à ce moment-là, en déplacement pour une épreuve sportive. Il avait été entendu dans la soirée par les enquêteurs, ainsi que d'autres témoins.


Dès lundi, des sources de presse avaient évoqué l'éventualité d'un empoisonnement des deux sœurs par leur mère, en cours de séparation avec son mari. "C'est une des hypothèses de travail", avait alors indiqué une source proche de l'enquête. Initialement ouverte pour "recherche des causes de la mort", l'enquête, confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Lyon, avait basculé lundi en enquête pour "homicides".

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter