Flic ou voyou ? Trois affaires de ripoux présumés qui ont défrayé la chronique

Flic ou voyou ? Trois affaires de ripoux présumés qui ont défrayé la chronique

ENQUETE - Deux policiers travaillant à l'aéroport de Roissy ont été arrêtés dimanche et placés en garde à vue. Ils sont soupçonnés d'avoir participé à un trafic de drogue qui durait depuis plusieurs années, en facilitant la sortie de valises remplies de cocaïne de l'aéroport. Avant eux, d'autres affaires de flics "ripoux" ont éclaboussé la police. En voici trois d'entre elles.

La cocaïne se volatilise au Quai des Orfèvres

Eté 2014 : dans la nuit du 24 au 25 juillet, 52,6 kilos de cocaïne disparaissent de la salle des scellés du 36, quai des Orfèvres, le célèbre siège de la police judiciaire à Paris. Rapidement, Jonathan G., un brigadier de 33 ans, est arrêté à Perpignan sur son lieu de vacances et mis en examen. Il est décrit comme un "policier modèle", mais une enquête financière révèle un patrimoine immobilier et des mouvements de fonds peu compatibles avec un salaire de brigadier. D'après des témoins, il se serait rendu dans la fameuse salle des scellés peu avant le vol "sous des prétextes futiles". Jonathan G. est suspendu, ainsi que son collègue de la brigade des stups qui est placé sous statut de témoin assisté. Ce dernier réintègre finalement ses fonctions en décembre 2014. En janvier 2015, quatre proches de Jonathan G., dont son frère et son épouse, sont mis en examen, notamment pour "blanchiment de trafic de stupéfiants en bande organisée". Trois d'entre eux sont placés en détention provisoire et l'épouse de l'ex-brigadier est remise en liberté. Quant à la cocaïne, elle n'a toujours pas été retrouvée.

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Vol dans les bagages de l'aéroport

Neuf douaniers, dont deux retraités, sont mis en cause en juin 2012 pour vol d'argent liquide dans des valises. Les montants dérobés sont estimés à plusieurs millions d'euros, et pour cause : les victimes de ces vols sont elle-mêmes des trafiquants de drogue. Les douaniers ripoux avaient pris leurs habitudes : leur petit jeu durait depuis près de 20 ans. L'argent était placé sur des comptes en Andorre, en Chine, à Hong Kong ou en Thaïlande. Sept sur les neufs sont mis en examen pour "vol en bande organisée".  Il y a quelques mois dans une interview au JDD, l'un des mis en cause (dont le procès n'a pas encore eu lieu) accusait sa hiérarchie d'avoir fermé les yeux sur ce trafic durant des années.

La chute du n°2 de la police lyonnaise

En octobre 2011, Michel Neyret, numéro 2 de la police judiciaire de Lyon, est mis en examen dans une affaire de corruption et de trafic international de stupéfiants. Il est soupçonné d'avoir fourni des renseignements à des personnes proches du "milieu lyonnais". Il admet notamment avoir utilisé de la drogue pour rémunérer des indics, mais il est aussi soupçonné d'enrichissement personnel. Remis en liberté après avoir passé huit mois en détention provisoire au quartier VIP de la prison de la Santé à Paris, l'ex-commissaire est révoqué de la police par Manuel Valls en septembre 2012. Il attend désormais son procès.

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