Un courrier piégé explose au siège du FMI à Paris et blesse une personne, la section antiterroriste saisie

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EXPLOSION - Le siège parisien du Fond monétaire international (FMI), situé avenue de Iéna (16e arrondissement), a été la cible d'un courrier piégé ce jeudi matin. Une employée a été blessée par la détonation. Aucun dégât matériel n'est à signaler. François Hollande a évoqué "un attentat".

Une explosion s'est fait entendre au 66, avenue d'Iéna, dans le 16e arrondissement de Paris, ce jeudi vers 11h30. Selon nos informations, un courrier piégé a détonné. Il était adressé au chef du bureau européen du Fond monétaire international (FMI). En l'ouvrant, sa secrétaire a été blessée. Le préfet de police de Paris, Michel Cadot, a précisé que la victime a été touchée "au visage par des éclats" et souffre "d'un blast aux tympans". Elle "est actuellement en traitement, sans qu'il y ait le moindre risque quant à sa vie ou à une urgence absolue", contrairement à ce qu'avait annoncé François Hollande dans un premier temps. Le président a alors qualifié l'acte d'attentat.


Plusieurs sources évoquent la possibilité d'un pétard qui pourrait être à l'origine de l'explosion, ce qui a été confirmé par le préfet de police. Plusieurs personnes ont été évacuées "par mesure de précaution", précise de son côté l'AFP. 

L'enquête en flagrance est notamment ouverte pour tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroristeLe parquet antiterroriste

L'enquête a été confiée à la section antiterroriste du parquet de Paris. "L'enquête en flagrance est notamment ouverte pour tentative d'assassinat et destruction par moyen explosif en relation avec une entreprise terroriste, et association de malfaiteurs terroriste criminelle", a annoncé le parquet. Les investigations ont été confiées à la Sous-direction antiterroriste (Sdat) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Une source proche de l'enquête a déclaré à l'AFP que "la cible et le mode opératoire" rendent cette saisine "logique". Pour l'instant, l'acte n'a pas été revendiqué. 


Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, a dû écourté une visite dans la Somme. De son côté, Chrisitine Lagarde, la directrice générale du FMI, a condamné un "acte de violence lâche". "J'ai été en contact avec le bureau et ma compassion va à nos collègues là-bas", a-t-elle par ailleurs ajouté en réaffirmant "la détermination du FMI à poursuivre son travail conformément à notre mandat".


Cet incident intervient après que la police grecque ait annoncé mercredi soir avoir intercepté un colis piégé destiné au ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble. Le groupuscule grec, "Conspiration des cellules de

feu", en a revendiqué l'envoi depuis. 

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