"Frapper vite, frapper fort, un bon flic est un flic mort" : une étudiante interpellée pour les tags anti-police à la Sorbonne

"Frapper vite, frapper fort, un bon flic est un flic mort" : une étudiante interpellée pour les tags anti-police à la Sorbonne
FAITS DIVERS
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FAIT DIVERS - Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait porté plainte après la découverte de tags anti-police dans les couloirs de l’université de la Sorbonne le 11 octobre dernier. Une étudiante en philosophie a été interpellée ce mercredi 26 octobre.

"Frapper vite, frapper fort, un bon flic est un flic mort" ; "J'ouvre une bouteille à chaque fois qu'ils ferment le cercueil d'un flic". Ces tags, de plus ou moins bon goût, avaient été découverts dans les couloirs de la Sorbonne, à Paris, le 11 octobre dernier. L’"œuvre" avait même fait sortir Bernard Cazeneuve de ses gonds. D’après France Info, une étudiante en philosophie a été interpellée ce mercredi matin dans le cadre de l'enquête ouverte à ce sujet.


La jeune fille a été placée en garde à vue par la police judiciaire de Paris. Elle est soupçonnée d'être à l'origine de quatre tags anti-police à l'intérieur de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, dans le XIIIe arrondissement de Paris. 


Sans doute la goutte de trop pour des policiers, déjà excédés par leurs conditions de travail. Les écritures avaient d’ailleurs été découvertes alors que le matin même, plusieurs centaines de policiers se rassemblaient en silence devant les commissariats de France, en solidarité avec leurs collègues attaqués samedi sans l'Essonne.

Cazeneuve et l'Université portent plainte

L’affaire avait donc pris une grande ampleur. Le syndicat Alliance avait vite relayé les photos des tags sur sa page Facebook, les dénonçant comme"honteux" et "indécents", à "l'heure où la police a besoin de soutien". Les photos avaient été reprises, accolées à des photos de voitures de police en feu et d’émeutiers en colère, avec une demande : "Il faut que ça change " et exigeant "un Grenelle de la sécurité dans tous les départements". 

Le parquet avait ouvert une enquête préliminaire, confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait annoncé qu'il portait plainte, considérant ces inscriptions comme "constitutives d'apologie de crimes contre des policiers". L'université avait elle aussi annoncé qu'elle portait plainte à la suite des "messages intolérables à l'encontre des fonctionnaires de police laissés sur ses murs", "aux antipodes des valeurs qu'elle défend". 


De leur côté, la ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem et le secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur Thierry Mandon avaient demandé au recteur de l'Académie de Paris de prendre "les sanctions contre les auteurs de ces faits dès que ceux-ci seraient appréhendés". Une semaine plus tard, un autre tag anti-police avait été découvert sur le campus de l'université Paris VI Pierre-et-Marie-Curie à Paris. Là encore, une enquête est ouverte.

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