Fresnay-sur-Sarthe : tué parce qu'il voulait écouter du rap

Fresnay-sur-Sarthe : tué parce qu'il voulait écouter du rap

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FAIT DIVERS – L'homme mis en examen pour assassinat après la découverte d'un cadavre dans son jardin samedi a expliqué les raisons de son geste aux gendarmes. Il aurait poignardé et égorgé sa victime, un jeune homme de 25 ans, suite à une dispute d'ordre musical.

Il n'aimait pas le rap. Alors, il a poignardé le jeune homme qui voulait en écouter avant d'enterrer son corps dans le jardin. Mardi, le procureur du Mans, Philippe Varin, a tenu une conférence de presse après la découverte samedi d'un cadavre dans une propriété de Fresnay-sur-Sarthe. Et révélé le mobile futile livré aux enquêteurs par Frédéric S., 48 ans, mis en examen depuis pour assassinat dans cette affaire qui remonterait à plus de quatre mois.

Multirécidiviste

Une divergence de goûts musicaux aurait ainsi coûté la vie à Wilfried L., 25 ans, dans la nuit du 7 au 8 juillet. Une soirée arrosée au domicile du suspect et au cours de laquelle la victime aurait voulu écouter du rap, musique que Frédéric S. "ne supporte pas". Le ton serait alors monté entre les deux hommes avant que le meurtrier présumé n'assène de nombreux coups de couteau à sa victime puis l'égorge. Son corps sera traîné sous un bosquet au fond du jardin et enterré quelques jours plus tard. L'autopsie pratiquée mardi devrait permettre ou non de confirmer ses déclarations.

Ce sont les retraits avec la carte bancaire du jeune homme, dont la disparition avait été signalée, qui mèneront les gendarmes sur la piste de Frédéric S., arrêté vendredi au cours d'une interpellation musclée à Alençon. L'enquête a mis en évidence le très lourd passé judiciaire de ce "repris de justice" : 16 condamnations dont une à six ans de prison pour une agression au cutter et une autre en 1995 à 20 ans de réclusion pour meurtre. A sa sortie, en 2014, il s'était installé dans un foyer du Mans où il avait fait la connaissance de sa future victime. L'homme faisait l'objet d'un suivi judiciaire et médical avec un psychiatre qui l'avait notamment entendu après l'assassinat.
 

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