Gers : un homme avoue le meurtre de la vicomtesse de Castelbajac

FAITS DIVERS
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FAIT DIVERS - Un homme de 28 ans a reconnu jeudi le double meurtre, à Cazaux-Savès (Gers), de la vicomtesse de Castelbajac, âgé de 78 ans, et de l'ancien maire du village, âgé de 99 ans, pour lequel il a donné des "explications délirantes". Il a été placé en hôpital psychiatrique.

Deux meurtres en deux heures. Ces homicides sont d'autant plus marquants qu'ils ont été commis dans un village tranquille du Gers, Cazaux-Savès, à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d'Auch, qui compte 282 habitants. Le jeune homme y a tué, au hasard, deux personnalités locales .


D'abord l'ancien maire de la commune, Hubert Baron, "volontairement" renversé peu après midi, devant chez lui, puis deux heures plus tard, la vicomtesse Michèle de Castelbajac, "mortellement frappée", selon les premiers éléments de l'enquête. La châtelaine de 78 ans a été retrouvée dans son château gisant dans une mare de sang, le crâne fracassé. Le vieil homme, lui, secouru par le Samu, est mort dans l'ambulance.


Le suspect "entend des voix"


Mercredi, des connaissances de la vicomtesse avaient reçu un appel inquiétant de sa part. En arrivant chez elle, ils étaient tombé sur un individu qui n'avait "pas l'air clair" et avaient alerté les gendarmes.

L'individu "a déclaré qu'il avait agi volontairement" dans les deux cas, a déclaré le procureur de la République d'Auch, Pierre Aurignac. " Il donne des explications délirantes sur les motifs de son geste et dit agir sous l'effet de voix qu'il entend", a ajouté le magistrat.

Natif de Bordeaux, le jeune homme vit à Agen et travaille dans le domaine de la viticulture, dans le Lot-et-Garonne. Inconnu des services de police, il avait par le passé déjà été interné en établissement psychiatrique. Il a été interpellé mercredi après-midi sur le lieu du second meurtre, à Cazaux-Savès . Michèle de Castelbajac était arrivée en 1979 dans le Gers avec son mari, un des nombreux cousins du couturier Jean-Charles de Castelbajac.

Une équipée délirante après un rendez-vous sur Facebook


Les deux meurtres s'inscrivent apparemment dans une équipée délirante, après un rendez-vous manqué avec une femme contactée sur Facebook. Le jeune homme s'était rendu dans le Gers pour la rencontrer. Mais la femme, surprise et inquiète de le trouver là, avait appelé les gendarmes.


Selon les premiers éléments de l'enquête, le jeune homme était alors parti. Il avait volé une première voiture, impliquée dans l'accident mortel, puis une seconde qui l'a conduit jusqu'à la propriété de la septuagénaire.

Les gendarmes ne l'auront pas entendu longtemps en garde à vue car son état mental ne le permettait pas, a fait valoir le procureur. Le meurtrier présumé a fait l'objet d'une hospitalisation sous contrainte, dans un centre spécialisé à Auch. Il devait ensuite être transféré vers une unité spéciale pour malades dangereux.

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