Gironde : le salarié se réveille avec un trou noir après un bizutage qui aurait mal tourné

Gironde : le salarié se réveille avec un trou noir après un bizutage qui aurait mal tourné

TROU NOIR - La victime bizutée ne se souvient pas de cette soirée d'intégration du mois de mars, et l'information judiciaire ouverte n'a pas permis de faire avancer l’enquête. Le gérant de l'entreprise de Lormont dans laquelle travaille l’homme a tout de même été mis en examen.

Plus de huit mois après, la victime ne sait toujours pas ce qui lui est arrivé lors de cette fameuse soirée "de cohésion et d’intégration", organisée au sein d’une petite entreprise de Lormont, le 29 mars dernier. Seule certitude pour le salarié qui venait d’arriver dans la société : il s'est réveillé le lendemain matin la tête en partie rasée, des inscriptions écrites au feutre sur son crâne, du papier toilette dans son pantalon et surtout avec un énorme trou noir, relate Sud Ouest.

Il s'est rendu alors dans cet état chez un ami, puis est allé déposer plainte au commissariat de Cenon, sans pouvoir décrire le déroulement de cette soirée avec ses nouveaux collègues. Les policiers ont ouvert une enquête qui a duré plusieurs mois. Mais en l'absence de souvenirs de la victime et de témoignages concrets de la part des personnes présentes ce soir-là, difficile pour les forces de l’ordre d'élucider l’affaire.

Le gérant mis en examen

Cependant, sur la base des éléments que les enquêteurs de Cenon sont parvenus à réunir, le parquet de Bordeaux a décidé le 25 novembre d'ouvrir une information judiciaire pour violences aggravées, en réunion, avec préméditation et avec une arme. Le gérant de la société a été convoqué au commissariat puis déféré devant la juge d’instruction en charge du dossier.

L'homme a été mis en examen en sa qualité de responsable de l'entreprise et placé sous contrôle judiciaire par un juge des libertés et de la détention. Il bénéficie de la présomption d'innocence et assure n’être au courant de rien.

Aucune trace de cette soirée

Pour l'heure, les perquisitions conduites aux domiciles des différentes personnes présentes lors de cette soirée ainsi que dans les locaux de l'entreprise n'ont pas permis de déterminer ce qui s'est exactement passé. Tous les disques durs et tous les téléphones portables ont été explorés mais aucun ne contient d'éléments liés aux faits de la nuit du 29 au 30 mars. Les participants ont tous été auditionnés et ils affirment ne pas savoir ce qui a pu arriver à la victime.

Selon une source proche de l'enquête, les déclarations des auditionnés étaient toutes similaires : ils ont entendu dire qu’il s’était passé quelque chose mais en ignore la nature. Les enquêteurs cherchent aussi à savoir si des faits similaires ont pu se produire par le passé.

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