Grimé en djihadiste, il sème la panique une fausse kalachnikov à la main

Grimé en djihadiste, il sème la panique une fausse kalachnikov à la main

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MAUVAISE BLAGUE - Muni d'une arme factice de type paintball, un homme enturbanné est entré dans un café à Bezannes, moins d'une semaine après les attentats de Paris. Une plaisanterie qui a terrorisé ce village de Champagne-Ardenne.

Au petit matin, jeudi, un homme muni d'une arme factice de type kalachnikov fait irruption dans un café du petit village de Bezannes, en Champagne-Ardenne. Coiffé d'une "sorte de keffieh", l'individu âgé d'une quarantaine d'années pointe son arme - un jouet de type paintball - en hurlant "ceci est un braquage", rapporte France 3 Champagne-Ardenne.

Le patron du "Bar de Bezannes" reconnaît immédiatement l'homme grimé en djihadiste et rassure ses clients : il s'agit d'un habitué du comptoir, amateur de plaisanteries de mauvais goût. Mais une voisine terrorisée alerte les forces de l'ordre, qui envoient quelques minutes plus tard une trentaine de policiers appréhender l'individu, raconte encore France 3. Interpellé, le plaisantin a été placé en garde à vue au commissariat de Reims et devrait être déféré devant la justice ce vendredi, selon France Bleu

Fausse alertes en série

Depuis les attentats qui ont endeuillé la capitale, les fausses alertes se multiplient sur le territoire. Dès samedi matin, des rumeurs évoquaient des "tirs" et des '"explosions" à Bagnolet, en banlieue parisienne. Après vérification, la police constatait qu'il s'agissait de pétards à un mariage. Toute la journée, les vérifications s'enchaînaient. De l'alerte la plus anodine - des colis suspects dans le métro - aux plus inquiétantes : une voiture avec quatre "barbus" à son bord, armés selon certains, était ensuite signalée pour avoir forcé un barrage ou un péage en banlieue ouest, en direction de Paris. Là aussi, fausse alerte.

Un peu plus tard, les forces de l'ordre intervenaient à Saint-Mandé, en banlieue est. Un témoin racontait avoir vu un homme avec une kalachnikov. Mais une demi-heure après, les recherchent étaient abandonnées après vérifications policières. Dimanche, un mouvement de foule dans le centre de Paris n'a fait, par chance, aucun blessé après l'explosion d'un appareil chauffant sur une terrasse ou des pétards. En pleines scènes de confusion et de panique, les forces de l'ordre et un hélicoptère avaient été déployés. Là, encore, pour rien.

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