Groupe d'ultra-droite AFO : les 10 suspects présentés au juge d'instruction

Groupe d'ultra-droite AFO : les 10 suspects  présentés au juge d'instruction
FAITS DIVERS
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ANTITERRORISME - Les dix membres présumés du groupe "Action des forces opérationnelles" interpellés le 24 juin préparaient-ils un attentat ? Après trois jours de garde à vue, ils sont déférés ce mercredi après-midi devant un juge d'instruction. Mais des proches nient tout projet de passage à l'acte.

Ils pourraient bientôt être mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Soupçonnés de préparer des attaques contre des musulmans, les 10 membres présumés du groupuscule d'ultra-droite AFO (Action des forces opérationnelles) ont vu leur garde à vue levée ce mercredi. Ils doivent être présentés dans l'après-midi au juge d'instruction, indique dans un communiqué le procureur de la République de Paris, qui précise qu'il a demandé le placement en détention provisoire de neuf d'entre eux, et le placement sous contrôle judiciaire du dixième. 


Le parquet détaille par ailleurs les premiers résultats des investigations, démarrées dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte le 13 avril dernier. Les enquêteurs ont établi qu'AFO tentait de recruter de nouveaux membres et d'étendre son maillage territorial en se structurant au niveau régional. Certains membres cherchaient à se procurer des armes et avaient déjà testé des explosifs artisanaux. Autant d'éléments qui laissaient craindre un passage à l'acte violent et avait motivé le coup de filet réalisé dans la nuit du 23 au 24 juin dernier aux quatre coins de la France (Corse, Vienne, Charente-Maritime, Yvelines, Val d’Oise et Hauts de Seine).

Parmi les suspects arrêtés (neuf hommes et une femme) figure Guy S., un policier à la retraite de 65 ans, qui serait le chef de ce groupuscule d'ultra-droite.

Les perquisitions ont notamment permis de saisir 36 armes à feu - la plupart détenues sans autorisation -, des milliers de cartouches, une grenade artisanale ou encore des éléments entrant dans la composition d'explosifs de type TATP. 

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Un réseau d'extrême-droite qui préparait des attentats démantelé

"Tout est faux dans ces accusations"

Pourtant, des proches des suspects nient tout projet de passage à l'acte violent. "On se prépare, on fait du survivalisme, on s’entraîne dans la légalité. Mais nous n'avons jamais parlé de violences dans la situation actuelle, celle d'une paix relative, où il ne faut surtout pas faire d'actes stupides ou de provocations envers le camp d'en face", indique à l'AFP un responsable du site Guerre de France, vitrine du groupe Réveil patriote dont AFO est la "structure opérationnelle".  "Tout est faux dans ces accusations portées à l'encontre de nos camarades. Notre mouvement ne prône en aucun cas les attaques ou provocations violentes, qui sont contre-productives", a-t-il poursuivi sous couvert de l'anonymat.

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