Harcelée, elle publie sur Facebook la vidéo de son agression : enquête ouverte pour "violences" et "harcèlement sexuel"

FAITS DIVERS
HARCÈLEMENT - Le 24 juillet dernier, une jeune femme de 22 ans, a été victime d'une violente agression en pleine rue dans le XIXe arrondissement de Paris. Harcelée par un passant, elle lui a répondu avant d'être frappée au visage. Après avoir déposé plainte, la jeune femme a relayé la vidéo de son agression sur les réseaux sociaux. Si l'homme n'a pas encore été reconnu, une enquête a toutefois été ouverte, lundi 30 juillet.

En l'espace de quatre jours, sa publication a été visionnée plus de 900.000 fois et partagée par plus de 4300 personnes sur Facebook. Le 24 juillet dernier, Marie Laguerre, 22 ans, s'apprête à rentrer chez elle, dans le XIXe arrondissement de Paris. Elle croise alors un homme qui lui adresse des bruits, commentaires et gestes obscènes "de manière humiliante et provocante", relate-t-elle sur sa page Facebook. Une attitude déplacée à laquelle elle va répondre par une insulte. "Pas de chance, c'était pas le premier de la journée et j'étais fatiguée. J'ai donc lâché un 'ta gueule' en traçant ma route" raconte la jeune femme.


"Je ne tolère pas ce genre de comportement. Je ne peux pas me taire et nous ne devons plus nous taire" ajoute-t-elle avant de décrire la réaction de l'homme en question. "Ça n'a pas plu à cet homme. Après m'avoir jeté un cendrier dessus, il est revenu sur ses pas et m'a suivi dans la rue" écrit la jeune femme. Malheureusement, l'agression ne va pas s'arrêter là : "Il m'a frappé au visage, en pleine rue, en pleine journée, devant des dizaines de témoins." Des témoins installés à la terrasse d'un bistrot et choqués par la violence du geste mais qui, selon la victime, ne sont pas à blâmer.

Une plainte déposée et un jour d'ITT prescrit

 "A tous ceux qui disent que les témoins n'ont pas assez bien réagi : tout s'est passé très vite et ils n'ont pas eu le temps de comprendre la situation. L'agresseur était dangereux. Après l'agression, je suis revenue et les témoins ont été d'un grand soutien, merci de ne pas les lyncher" explique-t-elle.


Au Parisien, elle explique : "Les gens ont afflué, pour m’apporter leur soutien, pour me calmer et me dire qu’ils pourraient témoigner." Le patron du bistrot en question lui remet alors spontanément les images de vidéosurveillance montrant son agression et l'accompagne déposer plainte. Prise en charge par une équipe médico-judiciaire, l’étudiante s'est vue prescrire un jour d’incapacité totale de travail (ITT), toujours selon Le Parisien. Le parquet, de son côté, a ouvert une enquête pour violences et harcèlement sexuel, lundi 30 juillet.

Dans son post Facebook, Marie a vigoureusement dénoncé le harcèlement quotidien dont sont victimes de nombreuses femmes : "Ce n'est pas le seul. Le harcèlement c'est au quotidien. Ces hommes qui se croient tout permis dans la rue, qui se permettent de nous humilier et qui ne supportent pas qu'on s'en offusque, c'est inadmissible." "Il est temps que ce genre de comportement CESSE." conclut-elle.


Contactée par LCI, la jeune femme explique que l'agresseur n'a pour l'instant pas été identifié par les forces de l'ordre. "La police a tous les éléments (vidéo, témoins, photo du visage après coup), ce sont maintenant les enquêteurs qui s'occupent de la suite" a-t-elle ajouté.


"Il m'a frappé car j'ai décidé de ne pas baisser les yeux, de dire non, de ne pas m'excuser. C'était un homme violent, dangereux. Les témoins de la scène ont immédiatement réagi, se sont tous levés et lui disait qu'il allait tous les défoncer, puis il est parti" a-t-elle également expliqué à LCI.

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