Un activiste d’extrême gauche arrêté, soupçonné d’avoir déposé une bombe lors de la COP21

FAITS DIVERS

INTERVENTION - Deux ans après les faits, un militant d’extrême gauche a été confondu par son ADN, retrouvé sur un engin explosif lors de la COP21. Il a été interpellé mercredi dans les Hauts-de-Seine, révèle "Le Parisien".

Entre le 30 novembre et le 11 décembre 2015, la COP21 avait rassemblé des centaines de chefs d’Etat et des dizaines de milliers de personne. Deux semaines après les attentats de Paris, la lutte antiterroriste était à son paroxysme dans la ville du Bourget. Dans ce contexte, le 8 décembre 2015 peu avant 6 heures du matin, une équipe canine de la gendarmerie repérait un sac à proximité de la gare RER de la commune.

Dans celui-ci, une bouteille de gaz, des clous et des fils scotchés, ainsi qu’une canette de bière sont découverts, décrit Le Parisien. Le parquet antiterroriste occupé par les attentats de novembre, la Sureté territoriale doit se débrouiller avec l’ADN retrouvée sur l’engin. 

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Déjà condamné en décembre dans une autre affaire

En sommeil pendant deux ans, le dossier a pris une nouvelle tournure la semaine dernière lorsque le fichier national des empreintes génétiques fait le rapprochement avec un militant d’extrême gauche des Hauts-de-Seine, condamné en décembre 2017 pour violences sur dépositaire de l’autorité publique et dégradation de bien public, rapportent nos confrères.

Arrêté par les forces de l’ordre mercredi, le quadragénaire aurait à l’époque voulu protester contre les interdictions de manifester en marge de la COP21. Selon lui, l’objet n’avait pas pour but de blesser. Il n’a d’ailleurs pas explosé. D’après Le Parisien, des experts doivent confirmer ou non s’il s’agissait seulement d’un leurre. D’ici là, l’activiste devrait être déféré au parquet de Bobigny.

Militant au Secours Rouge Arabe, ses soutiens relient cette arrestation à sa précédente condamnation et dénoncent "une atteinte à la liberté syndicale, à la liberté de parole et de pensée".

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