Violences devant un lycée de Tremblay : l'expédition annoncée... sur Snapchat

Violences devant un lycée de Tremblay : l'expédition annoncée... sur Snapchat
FAITS DIVERS
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HEURTS - Sept mineurs ont été mis en examen après les violences qui se sont déroulées le 17 octobre devant le lycée Hélène-Boucher de Tremblay-en-France. L'un d'entre eux a été écroué.

Le processus judiciaire suit son cours, onze jours après les violences perpétrées devant le lycée Hélène-Boucher de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis). Plusieurs individus avaient lancé des cocktails molotov devant le lycée et l'un d'entre eux avaient agressé la cheffe d'établissement qui avait tenté de s'interposer. Le parquet de Seine-Saint-Denis a annoncé vendredi 28 octobre que sept mineurs avaient été mis en examen, l'un d'entre eux étant écroué. Huit individus avaient été interpellés, mardi 25 octobre.


Le parquet avait requis le placement en détention provisoire de six mineurs, et un contrôle judiciaire pour le septième, plus jeune. L'information judiciaire ouverte à leur encontre porte sur des faits présumés de participation à un attroupement armé, violences avec interruption totale de travail (ITT) supérieure à huit jours sur personne chargée d'une mission de service public, violences avec arme sans ITT et dégradations par moyens dangereux.

L'attaque annoncée... sur Snapchat

Les mis en cause n'ont donné "aucune explication" à leur comportement, avait indiqué ce jeudi une source proche de l'enquête. "Ils ont juste expliqué qu'un 'blocus' du lycée avait été décidé et qu'ils se sont joints aux faits par effet d'entraînement", a-t-elle ajouté, avant de pointer un élément qui vient démentir le témoignage : "L'expédition était bien préparée : des cocktails Molotov avaient été dissimulés dans les immeubles alentours et certains avaient prévu des tenues de rechange pour ne pas être reconnus." Selon un des jeunes, l'expédition était "annoncée sur Snapchat", a précisé une source proche de l'affaire.


Il s'agissait du troisième épisode de violences en un mois aux abords de ce lycée. Le 10 octobre, une trentaine de jeunes munis de barres de fer s'étaient affrontés devant l'établissement où, quatre jours plus tôt, deux véhicules avaient été incendiés

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