Homme battu à mort à Pau : garde à vue prolongée pour deux mineurs, le troisième libéré

Homme battu à mort à Pau : garde à vue prolongée pour deux mineurs, le troisième libéré

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FAITS DIVERS – Après la mort vendredi d’un homme roué de coups par plusieurs jeunes dans un parc d'un quartier populaire de Pau, trois mineurs avaient été placés en garde à vue lundi. Deux des auditions ont été prolongées. Le troisième mineur a été libéré.

Les gardes à vue de deux des trois mineurs interpellés dans le cadre de l'enquête sur la mort d'un trentenaire vendredi soir en pleine rue à Pau ont été prolongées. Âgée de 32 ans, la victime, née au Burkina Faso et de nationalité française, avait été battu à mort par un groupe d'adolescents dans un parc public du quartier Saragosse, un quartier populaire de la cité béarnaise. 


"Un des trois gardés à vue a été libéré ce matin, l'enquête se poursuit pour les deux autres personnes", a indiqué ce mardi à l'AFP la procureure de la République de Pau, Cécile Gensac, sans plus de précision sur le mineur relâché. Plusieurs témoins, qui avaient alerté les secours, ont été entendus par la police. Selon eux, la victime aurait été rouée de coups par une douzaine de mineurs, certains continuant alors qu'il était à terre. Les secours arrivés sur place rapidement n'avaient pu la ranimer. Le jeune homme décédé, qui s'était installé depuis peu dans le Béarn, était "connu des services de police en région parisienne" avait précisé la procureure. Selon Sud Ouest, il a été condamné entre 2010 et 2015 pour des faits de vol aggravés et trafic de stupéfiants. 

Le parquet a indiqué qu'"aucun lien n'est établi entre le passé de la victime et les faits survenus" vendredi soir. Une altercation entre la victime et un mineur âgé de 16 ans serait à l’origine du lynchage, selon Sud-Ouest. Des jeunes du quartier seraient venus à la rescousse de leur ami et c'est à ce moment là que la rixe, "d'une extrême violence", aurait éclaté.


 Le maire de Pau et président du MoDem, François Bayrou, cité par le journal, a dénoncé de "très graves événements, dramatiques et criminels". Il a évoqué des jeunes "souvent d'origine étrangère" et des "comportements délictueux (...) sur fond de trafics (...) ayant trait à la  drogue".

"Tout est mis en oeuvre pour identifier et interpeller toutes les personnes impliquées", a de son côté indiqué dans un tweet le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. "Le quartier de Saragosse disposera de 10 policiers supplémentaires en septembre : il avait été fléché dès le lancement de la PoliceSécuritéQuotidien", a-t-il ajouté, en référence au nouveau dispositif de police de proximité.

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