Hôpital Necker : des tenues de protections anti-armes chimiques volées

Hôpital Necker : des tenues de protections anti-armes chimiques volées

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VOL- Le Parisien révèle dans son édition du jour le vol de plusieurs combinaisons anti-armes chimiques, à l'hôpital Necker, ce mercredi. Un bien mauvais timing, alors que Manuel Valls a publiquement craint que des attaques chimiques s'abattent sur la France.

L'hôpital Necker, situé dans le 15e arrondissement de Paris, a été victime d'un vol, ce mercredi. Et pas n'importe lequel, puisque c'est toute une panoplie de tenues résistantes aux agents chimiques (gants, bottes, masques...) qui ont disparu, selon une information du Parisien, ce samedi 21 novembre.

Intentions malveillantes ou paranoïa propre à une période qui suit des attentats comme ceux du 13 novembre, aucune piste n'est privilégiée dans la recherche de tout ce matériel. Mais les révélations du quotidien inquiètent notamment à la mairie du XVe arrondissement, où Philippe Goujon (Les Républicains), a fait le lien avec la sortie de Manuel Valls, jeudi 19 novembre, sur la possibilité que la France soit frappée par des armes chimiques ou bactériologiques. "Après les déclarations alarmistes du Premier ministre, c'est forcément inquiétant", a expliqué l'édile au Parisien .

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Mauvais timing

Le très mauvais timing de l'annonce semble d'autant plus avéré par les dernières révélations des services de renseignements français. Ces derniers, comme le relève Le Point , ont annoncé que Daech était aujourd'hui capable de fabriquer du gaz moutarde, qui s'est rendu tristement célèbre en causant des dommages irréparables aux soldats de la Première guerre mondiale.

Communication de crise oblige, l'administration de l'hôpital a répondu que "les conditions de sécurité ont été renforcées sur le site", notant également qu'une plainte avait été déposée le lendemain. A noter, comme le rappelle également Le Point, qu'un décret a autorisé le Service des armées à approvisionner les services d'aide médicale d'urgence en sulfate d'atropine, cet antidote qui permet notamment de prendre en charge les personnes qui ont respiré du gaz sarin.

EN SAVOIR + >> L'attaque chimique, un risque assez faible

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