Incendie mortel dans une résidence étudiante près de Rennes : la piste d'un mégot mal éteint privilégiée

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ENQUÊTE - Une semaine après le sinistre survenu dans l'internat de l'école Supélec de Cesson-Sévigné, près de Rennes, le rapport d'expertise s'oriente vers l'hypothèse d'une cigarette mal éteinte. Lundi, un étudiant est décédé des suites d'une intoxication au monoxyde de carbone.

Un mégot mal éteint. C'est l'hypothèse avancée par le rapport d'expertise après l'incendie la semaine dernière d'un internat de l'école Supélec (École supérieure d'électricité) située à Cesson-Sévigné, près de Rennes. 


Lundi, un étudiant blessé lors du sinistre a succombé à ses blessures.  "Le jeune homme, âgé de 21 ans, est décédé au CHU de Rennes des suites d'une intoxication au monoxyde de carbone ayant entraîné un arrêt cardio-respiratoire", a déclaré à l'AFP le procureur de la République de Rennes, Nicolas Jacquet. Pour permettre à la famille de ce dernier d'accéder aux éléments de l'enquête, le parquet de Rennes a décidé de "saisir un juge d'instruction (...) aux fins d'établir les causes et circonstances exactes du décès résultant de cet incendie".   

 Concernant les causes du sinistre, "la thèse la plus vraisemblable est celle d'un incendie d'origine humaine accidentelle", indique le parquet après avoir reçu ce mardi les premières conclusions de l'expert judiciaire désigné après l'accident.  L'expert  "a pu écarter la thèse d'une éventuelle défaillance de l'installation électrique et n'a relevé aucun manquement aux normes de sécurité en vigueur", souligne le communiqué du parquet, tandis qu'"aucun élément ne permet d'accréditer la thèse d'un acte de mise à feu volontaire". Les investigations doivent cependant se poursuivre.

Un étudiant toujours hospitalisé

Dans la nuit du 22 au 23 mai, un incendie était survenu dans cette résidence étudiante de Cesson-Sévigné. Le sinistre s'était déclenché à 02H49 au premier des trois étages du bâtiment, dans une salle commune. Des étudiants avaient sauté de leur fenêtre pour échapper aux flammes. Le jeune homme qui est décédé ne faisait partie de ceux-ci, "il a été retrouvé dans sa chambre", a précisé Nicolas Jacquet.

Au total, 53 jeunes, étudiants de 1re et 2e année, logeaient dans ce bâtiment plutôt récent. Vingt-six avaient été hospitalisés dans la nuit du drame. Mardi, l'un d'entre eux l'était toujours.

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