INFO LCI - Violences en Nouvelle-Calédonie : l'accès à l'aéroport de Nouméa bloqué dans la nuit de dimanche à lundi

FAITS DIVERS

VIOLENCES - La situation en Nouvelle-Calédonie est toujours compliquée ce lundi matin. Selon nos informations, un avion en direction de la métropole a décollé avec d'importants retards dans la nuit de dimanche à lundi en raison de barrages dressés sur la route de l'aéroport.

La situation ne s'améliore pas en Nouvelle-Calédonie, en proie à des violences depuis ce week-end. Selon nos informations, l'accès à l'aéroport de Nouméa - La Tontouta a été bloqué plusieurs heures dans la nuit de dimanche à lundi. En cause ? Des barrages et des barricades montées sur la route de l'aéroport. Résultat, un avion à destination de la métropole, privé de ses passagers et de son personnel de bord, n'a pas été en mesure de décoller à l'heure. Les gendarmes ont dû intervenir avec des blindés pour réouvrir la voie de circulation, actuellement rétablie.

Par ailleurs, plusieurs opérations de déblaiement ont eu lieu sur la route de la tribu de Saint-Louis vers 18h ce lundi,  heure locale. Selon nos informations, un camion de la commune du Mont-Dore a été dérobé. Les négociations doivent reprendre mardi à 5h du matin, heure locale.

En vidéo

Nouvelle-Calédonie : six gendarmes blessés, dont cinq par arme à feu

Violences après la mort d'un jeune

Cette flambée de violences dans la banlieue de Nouméa remonte à ce week-end. Selon nos informations, sept militaires ont été blessés, cinq par éclats de projectiles et deux par arme à feu. Parmi eux figurent le commandant du groupement tactique de gendarmerie mobile et un gendarme de l'antenne du GIGN. Ces gendarmes ont été pris pour cible à l'aube alors qu'ils étaient en reconnaissance sur la route longeant la tribu de Saint-Louis, où un barrage coupant la circulation avait été illégalement dressé. 

Ces violences feraient suite à la mort, samedi, d'un jeune homme de 23 ans, originaire de la tribu de Saint-Louis. Une patrouille composée de quatre gendarmes mobiles avait tenté samedi de procéder au contrôle d'un "véhicule suspect" signalé sur des faits de vols. Mais le conducteur n'aurait pas obtempéré et aurait fait une marche arrière en "fonçant délibérement sur un gendarme qui est parvenu à s’écarter", avait indiqué une source à LCI.  

Le chef de patrouille, "un gendarme très expérimenté", selon les termes du procureur de la République Alexis Bouroz, a alors fait usage de son arme à une reprise. Grièvement blessé, le conducteur est décédé quelques heures après son transport à l'hôpital.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter