INFO TF1/LCI - Le groupe "AFO", en lutte "contre le péril islamiste", projetait d’assassiner le rappeur Médine

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TERRORISME - Trois nouveaux suspects ont été interpellés ce lundi et placés en garde à vue dans l'enquête sur les activités du groupe d'ultradroite "AFO" soupçonné par la justice de vouloir attaquer des cibles liées à l'islam radical.

Le précédent coup de filet datait du mois de juin. Il visait le groupuscule d’ultradroite "Actions des forces opérationnelles" (AFO), se disant en lutte "contre le péril islamiste", et dix de ses membres présumés dont son probable chef de file, un policier à la retraite qui entendait "durcir l'action" du groupe ont été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Ce lundi, trois nouveaux suspects ont été interpellés et placés en garde à vue à 6h du matin, dans le cadre de cette même enquête, à la demande du juge antiterroriste en charge du dossier.

Selon nos informations, il s’agit d’un homme, né en 1966, interpellé à Garches (Hauts-de-Seine), et de deux femmes, l'une née en 1963 et interpellée à Sevran (Seine-Saint-Denis), l'autre née en 1940 et arrêtée à Nanterre (Hauts-de-Seine). Le principal suspect est le premier, ancien membre du groupuscule Volontaires pour la France (VPF), passionné de stratégies militaires, se disant lui aussi "survivaliste , et soupçonné d’avoir aidé à la fabrication de produits explosifs. Les deux femmes ne sont toutefois pas en reste : elles auraient assisté à toutes les réunions du groupuscule, ainsi qu’à certains entraînements.

Jusqu’alors, seul un projet d’AFO était connu : la fameuse "opération Halal", consistant à empoisonner de la nourriture halal dans des supermarchés fréquentés par des musulmans. Nous sommes désormais en mesure d’en révéler deux autres : l’assassinat de l’islamiste radical Djamel Beghal à sa sortie de prison (survenue la semaine dernière, avant son expulsion vers l’Algérie), et celui du rappeur Médine, récemment au centre d’une polémique liée à la programmation de deux de ses concerts au Bataclan.

Pour mémoire, en juin, trente-six armes à feu et des milliers de munitions avaient été retrouvées lors de perquisitions chez des suspects, y compris des éléments entrant dans la fabrication d'explosifs de type TATP. Des investigations lancées mi-avril par le parquet avaient, en outre, permis aux policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui mènent cette enquête, d'établir que des membres "cherchaient à se procurer des armes" et que certains "avaient testé des explosifs et des grenades de confection artisanale". Les gardes à vue en cours peuvent durer jusqu’à 96 heures.

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