INFO TF1/LCI  - Quand un voyageur pressé d’aller aux WC déclenche un branle-bas de combat au sommet de l’Etat

INFO TF1/LCI - Quand un voyageur pressé d’aller aux WC déclenche un branle-bas de combat au sommet de l’Etat

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FAIT DIVERS - Les médias marocains ont simplement évoqué un simple et banal "incident". Mais d’après nos informations, un récent vol de la compagnie Royal Air Maroc entre Casablanca et Paris s’est pourtant transformé en affaire d’Etat. La faute à un passager furieux de ne pas pouvoir satisfaire ses besoins naturels. Au point de pousser la France à faire décoller en urgence 2 avions de chasse.

Le voyage était censé être de tout repos. Ce vendredi 29 juin 2018, la météo est clémente, aucune perturbation n’est prévue tout au long des trois heures à venir à 10.000 mètres d’altitude. Le vol AT 788, décollage à 13h15 de Casablanca, direction Paris aéroport Charles de Gaulle, s’annonçait sous les meilleurs auspices. C’était sans compter sur la vessie incontrôlable d’un passager colérique, qui a donné des sueurs froides à tout l’équipage… et aux autorités militaires françaises. 


"L’affaire" démarre un peu après 16 heures au-dessus de l’Espagne, non loin de la frontière avec l’Hexagone. Monsieur G.,  un voyageur français assis en classe "éco", décide de satisfaire une envie pressante en se rendant aux toilettes. Mais le moment n’est pas judicieux : le personnel navigant est en train de servir des collations et les chariots rendent délicat tout passage dans les couloirs. Un argument inaudible pour cet homme de 66 ans, dont l’accès aux WC semble une priorité absolue. Arrivé devant les toilettes de la classe affaires à l’avant de l’avion, le voilà à nouveau prié de regagner son siège, côté "éco". Monsieur G. s’énerve, force le passage et exige de parler "au patron". 

Alerte immédiate

Tout va alors s’emballer en quelques secondes. Car le voyageur agacé et frustré tambourine à la porte – verrouillée - du cockpit et devient agressif envers les hôtesses et les stewards. Un geste vite assimilé par le pilote et son adjoint à un scénario redouté : une attaque terroriste ? Un détournement par un pirate de l’air ? Le pilote va donc suivre le règlement à la lettre et enclencher depuis sa cabine un code d’alerte, transmis en temps réel aux contrôleurs aériens espagnols puis français. 


Alertée, l’armée française ne va prendre aucun risque. Elle fait décoller sur le champ deux avions de chasse Rafale, qui vont escorter le vol AT 788 à hauteur de la région bordelaise et ce jusqu’à son atterrissage à Roissy à 17H09. L’avion de la RAM sera ensuite isolé sur le tarmac de l’aéroport parisien, le temps pour les policiers d’interpeller monsieur G. Placé en garde-à-vue pour "mise en danger de la vie d’autrui" et "entrave à la circulation d’un aéronef", l’homme à la vessie incontrôlable a été relâché le 1er juillet avant son procès, qui se tiendra en décembre prochain au Tribunal de grande instance de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. 

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