INFO TF1 / LCI - Ultradroite : l’effrayant "projet halal" du groupuscule AFO

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TERRORISME - Après le coup de filet au sein du groupe d'ultradroite AFO, la plupart des 10 suspects mis en examen ont été peu bavards en garde à vue. D’après nos informations, les enquêteurs de la DGSI ont pourtant mis au jour une série de projets d’attentats contre la communauté musulmane en France. L’un d’eux avait pour but d’empoisonner de la nourriture halal dans des supermarchés.

L’idée faisait l’objet de longues discussions lors de leurs réunions secrètes. Son nom de code : "projet halal". L’objectif était aussi simple que glaçant : empoisonner de la nourriture halal dans les rayons spécialisés de supermarchés, afin de faire le plus de victimes musulmanes possibles. Dans leur quête permanente de se venger des attentats islamistes commis en France ces dernières années, les membres du groupuscule d’ultradroite AFO ("Action des forces opérationnelles") pensaient avoir trouvé dans ce projet criminel le moyen le plus efficace d’assouvir leur soif permanente de victimes. 


Plusieurs documents allant dans ce sens ont été retrouvés en perquisition au domicile de certains des mis en cause par les policiers de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure). Pour mener à bien ce "projet halal", ces auto-proclamés survivalistes et défenseurs de la France face au "péril islamique" avaient démarré leurs recherches : comment accéder discrètement aux rayons de nourriture halal ? Comment contaminer les barquettes de viande ? Comment reposer les produits en rayons comme si de rien n’était ?

Certains membres préféraient cibler les imams radicaux

Toujours selon les informations de TF1, ce "projet halal" a été reconnu en garde à vue par certains suspects, souvent du bout des lèvres. Ses contours n’étaient pas encore définis, et le sujet était si sensible qu’il faisait l’objet  – d’après les interpellés – de discussions parfois agitées. Certains membres préféraient, eux, plutôt se concentrer sur l’élimination de 100 à 200 imams radicaux en cas de nouvel attentat majeur dans l’Hexagone. De très nombreuses armes à feu, des grenades et des litres entiers de produits permettant de confectionner du TATP ont d’ailleurs été saisis en perquisition par les enquêteurs.

Le recours à un puissant pesticide – dont la molécule ultra-toxique est souvent utilisée pour tuer les rats – avait même été évoqué lors de réunions destinées officiellement à se défendre en cas de guerre civile. Le nom d’un supermarché situé en région parisienne avait également été cité par des protagonistes comme cible potentielle. 


Les 10 suspects interpellés le week-end dernier ont été mis en examen dans la nuit de mercredi à jeudi par un juge d’instruction antiterroriste. Quatre d’entre eux sont désormais en prison. 

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