Enquête ouverte sur le transport de dangereux virus venus de Corée du sud

Enquête ouverte sur le transport de dangereux virus venus de Corée du sud

DYSFONCTIONNEMENTS - Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris mi-décembre après un signalement de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, rapporte "Le Parisien" mercredi. L’Institut n’aurait pas, entre autres, respecté les règles de conservation de tubes d’échantillons de Mers Coronavirus, importés depuis la Corée du Sud sans en avoir averti les autorités compétentes.

Les faits remontent à fin 2015. Mais ce n’est qu’un an plus tard que la justice française s’est saisie du dossier. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire le 19 décembre dernier à la suite du signalement par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) de dysfonctionnements importants au sein du célèbre Institut Pasteur. Est notamment pointée du doigt l’arrivée en France, dans le plus grand secret, de trois tubes d’échantillons de Mers Coronavirus, un dangereux virus qui peut se révéler mortel, écrit mercredi Le Parisien.

Trois tubes qui auraient voyagé à bord d'un vol Séoul-Paris dans les bagages d’une scientifique de l’Institut Pasteur de Corée. Une fois arrivés en France, ils auraient été conservés bien loin des règles du Code de la santé publique ou internationales encadrant leur utilisation. Selon le quotidien, ils auraient été stockés pendant une semaine dans une simple boîte de produit cosmétique qui reposait sur "l’étagère du bureau d’un chercheur de l’Institut".

Le directeur général de l'Institut dément "tout risque de contamination"

Le tout a finalement été détruit, là encore dans le plus grand secret avant que la presse sud-coréenne ne révèle l’affaire un an plus tard. Christian Bréchot, le directeur général de l’Institut Pasteur qui à l'époque avait été entendu par le ministère de la Santé, dément dans Le Parisien "tout risque de contamination". "Les échantillons avaient subi un traitement d’inactivation", explique-t-il en reconnaissant que "l’erreur est de ne pas avoir effectué de déclaration auprès de l’ANSM". Une non-déclaration de ce type est passible de 350.000 euros d’amende et cinq ans de prison.

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