Intrusion et agression violente dans un centre de loisirs de Saint-Denis : ce que l'on sait

Intrusion et agression violente dans un centre de loisirs de Saint-Denis : ce que l'on sait

FAITS DIVERS
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FAIT DIVERS - Quatre personnes cagoulées et armées se sont introduites lundi dans un centre de loisirs de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), frappant un animateur et la directrice de l'établissement. Une autre employée a été molestée. Les malfaiteurs de cette agression sans mobile apparent sont toujours recherchés. Un appel à témoins a été lancé.

C’est une agression violente, éclair et sans mobile apparent. Trois jours après le déchaînement de violences qui s’est abattu sur le personnel d’un centre de loisirs de Saint-Denis, on en sait peu sur les motivations des auteurs qui courent toujours. 


Lundi, vers 18 heures, quatre personnes cagoulées et munies d’une arme de poing et de deux crosses de hockey pénètrent dans le centre de loisirs Descartes, situé au cœur de l’école élémentaire près du quartier du Franc-Moisin. Selon les premiers éléments de l’enquête, ils auraient escaladé la grille. Une fois à l’intérieur, les malfaiteurs cherchent visiblement une personne, sans succès. C’est la directrice du centre et un animateur qui vont faire les frais de leur haine. La première est projetée au sol et est frappée à coups de crosse. Le même sort est réservé à l’animateur. Une autre employée est bousculée. 

Appel à témoins lancé

En prenant la fuite, les agresseurs emportent le sac de la directrice, un portable et une tablette numérique. Mais le mobile du vol laisse perplexe les policiers du commissariat de Saint-Denis en charge de l’enquête. Vol, expédition punitive, volonté de faire peur…? Toutes les pistes restent ouvertes. Aucune interpellation n’a eu lieu depuis. La police a lancé un appel à témoins afin de délier des langues. "Il est possible de témoigner de façon discrète, l'anonymat sera garanti", commente l’un des policiers. 


Car dans ce quartier réputé sensible, le silence, dicté par la peur des représailles, fait loi. Les autorités appellent aujourd'hui à le dépasser. Les victimes choquées n’ont pas repris le travail. La directrice du centre de loisirs s’est vu prescrire 6 jours d’ITT (incapacité de travail), les deux animateurs 2 et 3 jours. La ville a mis en place une cellule psychologique ainsi que l'éducation nationale pour les enfants, "heureusement peu nombreux à avoir assisté à l'agression", a indiqué à l'AFP la mairie. Des renforts policiers ont été temporairement déployés autour de l’établissement scolaire. 

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