Gendarmerie incendiée à Meylan : "La piste anarcho-libertaire est de plus en plus sérieuse"

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ISÈRE - Les huit personnes placées en garde à vue mercredi matin dans le cadre de l'enquête sur l’incendie survenu à la gendarmerie de Meylan (Isère) dans la nuit du 25 au 26 octobre dernier, ont été remises en liberté jeudi. Le sinistre avait détruit des véhicules et endommagé l'immeuble où résident les militaires, un mois après un précédent feu à Grenoble.

Leurs gardes à vue ont pris fin dans la nuit. Huit personnes interpellées mercredi matin dans l’enquête sur l’incendie de la gendarmerie de Meylan, survenu dans la nuit du 25 au 26 octobre, ont été remises en liberté, a indiqué jeudi le parquet de Grenoble. "Ces individus ont déclaré n'être pour rien dans cet incendie et aucun élément n'a été trouvé à leur encontre. Du coup, la piste anarcho-libertaire est de plus en plus sérieuse", a déclaré à l'AFP le procureur de la République, Jean-Yves Coquillat.


Le feu avait été revendiqué par un groupe de femmes “anarcho-libertaires” dans un long texte. Or, les personnes arrêtées mercredi ne faisaient pas partie de la mouvance de l’ultra-gauche, mais étaient plutôt connues pour des infractions de droit commun.

Deux incendies à un mois d'intervalle

Selon Le Dauphiné libéré, ces interpellations avaient également lieu dans le cadre de l'enquête sur l'incendie du garage et de locaux techniques de la caserne du groupement de gendarmerie de l'Isère, la nuit du 21 septembre, à Grenoble. 40 véhicules avaient été endommagés, entre autres matériels. Les enquêteurs avaient découvert des départs de feu à deux endroits différents.

L'acte avait été revendiqué dans un texte posté sur un site anarcho-libertaire, infolibertaire.net. Ce dernier précisait que le motif de l'incendie était lié au procès en cours de la voiture de police brûlée au cours d'une manifestation contre la loi travail, en mai 2016 à Paris. "Notre hostilité est un feu qui se propage", était-il notamment écrit.


Le second incendie, un mois plus tard à Meylan, avait détruit quatre voitures et une moto et avait fortement noirci la façade de l'immeuble d'habitation où résident les gendarmes. "Cet acte visait clairement les véhicules privés et les familles", avait dénoncé le colonel Yves Marzin, tandis que le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, soulignait que le sinistre aurait pu avoir des conséquences dramatiques si les gendarmes n'avaient pas été réveillés par l'odeur du feu. 

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