Ivre, il menace de "faire sauter le commissariat" : un an ferme

Ivre, il menace de "faire sauter le commissariat" : un an ferme

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NUIT D’IVRESSE - Sous l’emprise de l’alcool, un quinquagénaire de Grasse, dans les Alpes-Maritimes, s’est rendu au poste de police où il a menacé de s’en prendre au bâtiment et aux fonctionnaires de permanence. Arrêté et jugé, l’individu a écopé d’une lourde peine.

C’est ce que l’on appelle avoir un mauvais sens du timing. Le 18 novembre dernier, alors que la France vient tout juste d’entrer sous l’état d’urgence, un habitant de Grasse a décidé de se frotter au policier du commissariat de la ville des Alpes-Maritimes, rapporte Nice-Matin . Le quinquagénaire éméché s’en tire avec une gueule de bois salée : un an de prison ferme.

Il sonne avec insistance au commissariat

Il est près de 23 heures ce mercredi soir lorsque Brahim Arjoud, 53 ans, se présente devant le commissariat de Grasse. Manifestement en état d’ébriété, l’homme commence par sonner avec insistance à l’interphone de la permanence de garde. Mais quand le "planton" de service lui demande de décliner son identité et le motif de sa venue, il refuse de s’exécuter.

Sauf que Brahim Arjoud a mal choisi son moment. Après les attentats qui ont frappé Paris moins d’une semaine plus tôt, de nouvelles procédures de sécurité ont été instaurées dans tous les commissariats de France. Ainsi, avant d’ouvrir la porte du poste de police, les fonctionnaires ont dû s’équiper de leur gilet pare-balles et d’armes lourdes. Un barda qui n’a pourtant pas suffi à impressionner notre homme.

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"Faire sauter le commissariat" à cause de la Syrie

Alors que les policiers lui font face, l’individu, particulièrement agité et armé d’un couteau, lâche qu’il veut "faire sauter le commissariat parce que vous bombardez la Syrie et l’Irak". Les menaces se font plus personnelles quand un policier tente de le maîtriser : "je reviendrai pour toi, pour te régler ton compte !", lui promet-il. Finalement maîtrisé, l’homme est interpellé sans qu’un policier ne soit blessé.

Présenté mardi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Grasse, l’homme - qui connait de nombreux antécédents pour troubles à l’ordre public et refus d’obtempérer - a écopé d’une peine particulièrement lourde pour les faits qui lui étaient reprochés : un an de prison ferme, avec mandat de dépôt à l’issue de l’audience. Mauvais timing.

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