Jacqueline Sauvage en prison : les politiques entre indignation et Hollande-bashing

FAITS DIVERS

RÉACTIONS - Alors qu'une nouvelle pétition demande la libération de Jacqueline Sauvage, hommes et femmes politiques de tout bord y vont de leur commentaire sur cette affaire. Il y a ceux qui dénoncent une injustice, ceux qui accusent François Hollande d'être le premier responsable et ceux qui parlent de terrorisme...

Malgré la grâce présidentielle partielle accordée par François Hollande, le tribunal d'application des peines (Tap) de Melun (Seine-et-Marne) a refusé, vendredi 12 août, la remise en liberté de Jacqueline Sauvage.

A cette décision, les réactions politiques ont été de deux ordres. Celles indignées par la décision du Tap et celles qui ont vu là une belle occasion de rejeter la faute sur François Hollande, de deux façons différentes. Pendant ce temps, une nouvelle pétition demande sa "libération immédiate", déjà signée par plus de 65.000 personnes ce samedi 13 août. 

EN SAVOIR + >>  Pourquoi Jacqueline Sauvage n’a-t-elle pas obtenu sa libération conditionnelle ?

► "Injuste", "catastrophique"...
Dans la classe politique, il y a donc eu des réactions concernant directement la décision du TAP. Ainsi, Jean-Luc Mélenchon parle d'une décision "injuste" et "cruelle". Alain Juppé a quant à lui déclaré : "La violence faite aux femmes est un des grands scandales en France. Le refus de libération conditionnelle de J.Sauvage est incompréhensible." On peut également citer Valérie Boyer, députée LR, pour laquelle "cette décision de justice est un signal catastrophique envoyé aux femmes battues, cela est insupportable".

La faute à François Hollande
Puis il y a ceux et celles qui ont préféré profiter de l'occasion pour y voir un échec de François Hollande. Ainsi, si François Bayrou a qualifié ce jugement d'"incompréhensible", le maire de Pau en appelle au président pour qu'il "prenne jusqu'au bout ses responsabilités". Même remarque du député LR Guillaume Larrivé, qui juge, en dépit du principe de séparation des pouvoirs, que le président "n'aura même pas été capable d'utiliser correctement son droit de grâce présidentielle".

Comment parler terrorisme avec l'affaire Sauvage ?
Ils sont plusieurs à avoir réussi à parler "lutte contre le terrorisme" en partant de la non-libération de Jacqueline Sauvage. L'idée est simple : on laisse derrière les barreaux une innocente alors qu'on libère des "fiche S", potentiels futurs terroristes. Un rapprochement sans grand fondement, qui n'apporte pas grand chose à la cause de Jacqueline Sauvage, mis à part pour jouer sur l'émotion ou le sentiment anxiogène de peur actuel. Mais cet argument a aussi été utilisé par une des avocates de Jacqueline Sauvage.

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