Jean-Marc Rouillan, ex-membre d'Action directe, condamné pour apologie du terrorisme

FAITS DIVERS
JUSTICE - Il avait qualifié les djihadistes qui ont frappé la France de "très courageux". Jean-Marc Rouillan, ex-membre du groupuscule armé Action directe, a écopé mercredi de huit mois de prison pour "apologie du terrorisme".

Pour avoir jugé "très courageux" les djihadistes qui ont frappé la France, Jean-Marc Rouillan risque bien de retourner derrière les barreaux. L'ancien membre d'Action directe a été condamné mercredi à huit mois de prison pour apologie du terrorisme.


C'est le 23 février dernier, lors de l'enregistrement de l'émission "La Grande Tchatche" sur "Radio grenouille", que les propos polémiques ont été tenus. Alors que le sujets des attentats qui ont frappé Paris était abordé, l'ancien d'Action directe - classé "mouvement terroriste" - a fait montre d'empathie envers les djihadistes. 

En libération conditionnelle depuis 2012

"Moi, je les ai trouvés très courageux, en fait", a-t-il déclaré. "Ils se sont battus courageusement : ils se battent dans les rues de Paris" alors qu'ils "savent qu'il y a 2.000 ou 3.000 flics autour d'eux", a-t-il lancé.


A l'audience du 24 juin devant le tribunal correctionnel de Paris, le parquet avait requis un an de prison. Le tribunal qui a condamné Jean-Marc Rouillan huit mois ferme n'a pas ordonné son incarcération immédiate. Mais ce dernier risque par ailleurs, du fait de sa nouvelle condamnation, la révocation de sa libération conditionnelle.


Condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité, pour les assassinats terroristes de l'ingénieur général de l'armement René Audran (1985) et du PDG de Renault Georges Besse (1986), Jean-Marc Rouillan, 64 ans, a passé vingt-quatre ans en prison. Il était en liberté conditionnelle depuis 2012.

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