Jeune homme grièvement blessé : polémique autour du lancer de la grenade par la police

Jeune homme grièvement blessé : polémique autour du lancer de la grenade par la police

LOI TRAVAIL - Le Défenseur des droits a annoncé lundi ouvrir une enquête sur les conditions dans lesquelles un jeune homme a été gravement blessé à la tête, à la fin de la manifestation contre la loi Travail, jeudi, à Paris. De son côté, Mediapart révèle l'existence de vidéos mettant en doute l'attitude des forces de l'ordre ce jour-là.

Que s'est-il passé jeudi dernier, à Paris, à la fin de la manifestation contre la loi Travail ? Un homme, présenté comme un journaliste de 28 ans, a été gravement blessé à la tête par une grenade de désencerclement lancée par les forces de l'ordre. Depuis, les versions s'opposent sur le déroulé des événements, poussant Jacques Toubon, le Défenseur des droits, à ouvrir une enquête.

Selon Jacques Toubon, l'individu s'est effondré "dans des circonstances qui restent à préciser, au-delà des images filmées par certains témoins de la scène". De son côté, le parquet de Paris avait déjà ouvert une enquête, confiée à la "police des polices" (l'IGPN, Inspection générale de la police nationale), pour déterminer si la victime a été blessée par la grenade lancée par un policier et dans quelles circonstances le fonctionnaire l'a utilisée.

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"Aucun danger imminent" pour Mediapart

Des circonstances qui, selon les versions, divergent. Seule certitude : les faits ont eu lieu jeudi à la fin de la manifestation contre la loi Travail, à Paris, au niveau du cours de Vincennes. Selon un communiqué jeudi soir de la préfecture de police de Paris, "une centaine de personnes a pris à partie cinq fonctionnaires de police qui procédaient à une interpellation et ont dû se retrancher dans une résidence privée dans l'attente de l'arrivée de renforts".

Selon Mediapart , la situation était moins houleuse. "De nouvelles vidéos (…) montrent qu’en fait de "sécurisation", les policiers (…) ont utilisé cette grenade sans être confrontés à aucun danger imminent, au milieu d’une foule composée pour beaucoup de curieux et de journalistes. Ils rejoignaient trois collègues postés dans une cour d’immeuble avec un interpellé", écrit ce lundi soir le site. Et de préciser dans la foulée : "La grenade a été lancée dans la foule, sans sommation, et alors que les policiers ne subissaient aucune violence, si ce n’est de l’hostilité verbale et des sifflets."

D'autres vidéos de la scène, diffusées sur internet depuis jeudi, montrent un policier en tenue anti-émeute lancer une grenade à terre, puis, l'instant qui suit, le jeune homme, qui portait une petite caméra Go Pro, s'effondre au sol, la tête en sang. L'homme, plongé dans le coma, se trouvait toujours dans un état préoccupant lundi soir, selon une source proche de l'enquête. Samedi, cette source avait indiqué qu'il souffrait d'un œdème cérébral.

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