Jeune homme tué à Nantes : "Une affaire particulièrement grave" pour le procureur

Jeune homme tué à Nantes : "Une affaire particulièrement grave" pour le procureur

VIOLENCES - Au lendemain du décès d'un jeune homme à Nantes lors d'un contrôle de police, le procureur de la République, Pierre Sennès, a tenu une conférence de presse mercredi soir. Qualifiant l'affaire de "particulièrement grave", il a notamment relayé l'appel au calme de la famille après les violences qui ont secoué certains quartiers.

Au lendemain des violences qui ont embrasé le quartier du Breil à Nantes, suite au décès d'un jeune homme lors d'un contrôle de police, le procureur de la république, Pierre Sennès, est revenu sur le déroulé des faits ce mercredi soir : "Mardi 3 juillet, aux environs de 22 h, des policiers ont procédé à un contrôle sur un jeune homme circulant en voiture. Ce dernier ayant donné une fausse identité, ils ont décidé de l'emmener au commissariat mais ce dernier a fait marche arrière à vive allure dans une démarche de fuite", a-t-il détaillé, rappelant que la victime faisait l'objet d'un mandat d'arrêt émis par un magistrat de Créteil.

Le procureur a ensuite précisé qu’un seul coup de feu avait été tiré, et non pas deux comme la rumeur le laissait entendre dans le quartier. "Cela a été confirmé par le médecin légiste qui a établi que le conducteur a été atteint au cou, provoquant la mort dans un bref délai", a-t-il dit.

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Quatre personnes entendues

Pierre Sennès a ensuite fait le point sur les premiers éléments de l’enquête. "Les enquêteurs s'attachent à récupérer sur les réseaux sociaux tous les documents visuels utiles pour définir le positionnement de toutes les personnes présentes. 

Quatre personnes sont actuellement entendues. Dans l'après-midi, un appel à témoin a été lancé et une personne s'est présentée aux enquêteurs. J'ai besoin de toutes ces informations pour analyser les faits. En attendant, la famille a lancé un appel au calme à laquelle je m'associe", a-t-il poursuivi.

Désormais, il faut déterminer "quel a été le comportement du conducteur au volant du véhicule contrôlé ? Et dans quelles circonstances le policier a été amené à utiliser son arme ? Aucune conclusion pour le moment sur ces questions", a-t-il lancé espérant pouvoir apporter des réponses plus précises jeudi.

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