Joggeuse égorgée à Nîmes : le Britannique Robert Plant condamné à 30 ans de réclusion

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PROCÈS - Robert Plant, un Britannique de 36 ans, a été condamné ce vendredi soir à 30 ans de prison, assortis d'une période de sûreté de 20 ans, par la cour d'assises du Gard pour l'agression sexuelle et le meurtre d'une joggeuse à Nîmes en 2013. Son avocat a d'ores et déjà annoncé son intention de faire appel.

Le verdict est tombé ce vendredi, peu après 22 heures. Après deux jours de procès, Robert Plant, un Britannique de 36 ans, a été condamné par la cour d'assises du Gard à 30 ans de prison, assortis d'une période de sûreté de 20 ans, pour l'agression sexuelle et le meurtre d'une joggeuse à Nîmes en 2013. 


La cour, qui a également imposé à Robert Plant un suivi socio-judiciaire de 10 ans, l'a déclaré coupable, tout en reconnaissant une "altération du discernement" du trentenaire mise en avant par les experts psychiatres, qui ont diagnostiqué une "schizophrénie simple".


Son avocat, Jérôme Boursican, qui avait réclamé "une peine juste" de 10 ans d'emprisonnement, a annoncé son intention de faire appel. "L'altération du discernement est au coeur de ce dossier", avait-il plaidé, alors que l'accusé a tenu des propos incohérents et semblait absent lors du procès. 

"Défigurée", "massacrée", "lacérée" au cutter

L'avocat général, Stéphane Bertrand, avait requis la réclusion criminelle à perpétuité et assuré que l'accusé n'avait jamais "perdu le contact avec la réalité" le 24 janvier 2013. Robert Plant, décrit comme toujours "pacifique" par son entourage, était "un pervers" et "pas un fou", avait affirmé l'avocat général. "Ici, on est là pour rendre la justice, on n'est pas là pour faire plaisir aux médecins", avait-il ajouté. Le suspect avait dénoncé "un crime d'une sauvagerie extrême". Lorsque son corps a été découvert le 24 janvier 2013, Jouda Zammit, 34 ans, était "une plaie béante, qui autrefois était une femme" après avoir été "défigurée", "massacrée", "lacérée" au cutter et à l'aide de pierres et de branches, avait-t-il rappelé.


Partie chercher sa fille à l'école en faisant du jogging depuis sa maison, Jouda Zammit avait disparu le 24 janvier 2013 en fin d'après-midi.  Vers 22 heures, son corps avait été découvert dans les fourrés et les ronces sur le Chemin du sanglier, à proximité de son domicile. Le médecin légiste avait relevé de nombreuses blessures à l'arme blanche, notamment une large "plaie d'égorgement" de 15 cm sur 7 ainsi que des traces d'agression sexuelle. 

Un "trou noir" et "des flashes"

Robert Plant, qui a assuré pendant le procès qu'il avait un "trou noir" et seulement des "flashes", évoquant une agression à son encontre de la jeune femme et d'une troisième mystérieuse personne, avait été mis en examen notamment sur la base de témoignages et d'analyses ADN. 


"Est-ce que vous avez conscience que c'est difficile à croire ?", l'a interrogé Me Boursican. "Je n'ai pas d'autre explication", a lâché l'accusé, assurant "ne pas avoir d'image" de l'égorgement de la jeune femme, mais en revanche de sa propre main "pleine de sang". 


L'avocate de la famille, Béatrice Lobier-Tupin, a décrit une jeune femme "courageuse", qui s'est "défendue comme une forcenée". Elle a souligné le "deuil impossible" du mari de la victime, Jamel, et des trois enfants du couple, âgés aujourd'hui de 14, 11 et 7 ans, faute d'explications rationnelles de l'accusé. 

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