Joué-lès-Tours : abattu après avoir attaqué des policiers au couteau dans un commissariat

Joué-lès-Tours : abattu après avoir attaqué des policiers au couteau dans un commissariat
FAITS DIVERS

FAIT DIVERS - Un homme a été abattu samedi après avoir agressé trois policiers à l'arme blanche au commissariat de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire). La piste d'un islamiste radical est évoquée.

C’est un homme énervé qui se présente au commissariat de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) samedi vers 14 heures. Trois policiers tentent de le calmer dès son arrivée. Sans s’expliquer, l’homme sort alors un couteau qu’il a caché dans son dos. Une première fonctionnaire de police est touchée au visage et à l'oreille alors que l'agresseur visait sa carotide.

Dans la cohue, deux autres policiers reçoivent des coups de couteau. Un adjoint de sécurité dégaine alors son arme de service et ouvre le feu. Touché à deux reprises, l'agresseur meurt sur le coup. Les trois policiers touchés ont été transportés à l'hôpital. L'un d'eux est grièvement blessé mais son pronostic vital n'est pas engagé.

Un islamiste radical ?

Si les motivations de l'agresseur sont encore inconnues, la piste d'un islamiste radical a été évoquée peu après l'agression. "Il semblerait que l'agresseur n'ait pas été pour l'instant identifié en raison de son implication dans des activités à caractère terroriste, il n'était pas fiché pour ces activités", a affirmé Bernard Cazeneuve, qui s’est rendu sur place samedi en fin d’après-midi.

L'homme aurait bien en revanche crié "Allahu akbar" ("Allah est grand") lors de l'agression, comme l'indiquait Le Figaro . "Les informations qui viennent de m'être communiquées à l'instant et qui résultent des premiers témoignages confirment effectivement que cela aurait été prononcé avant que la violence ne se déploie", a précisé le ministre de l'Intérieur devant les journalistes.

"L'enquête s'oriente vers un attentat contre les forces de l'ordre motivé par l'islamisme radical", a affirmé une source proche du dossier. Selon une source proche de l'enquête, "cela ressemble au mode d'action préconisé par le groupe Etat islamique", actif en Syrie et en Irak "de s'en prendre ainsi aux forces de l'ordre".

Un Français né au Burundi

Si l'agresseur n'était pas fiché pour des activités terroristes il était toutefois défavorablement connu des services de police. "C'était un délinquant qui avait commis des actes de délinquance classiques et sa situation n'était pas judiciarisée", a expliqué Bernard Cazeneuve.

Le procureur de la République de Tours Jean-Luc Beck a quant à lui précisé que l'agresseur, dont l'identité n'a pas été révélée, habitait Joué-les-Tours et "naviguait" entre les domiciles de différents membres de sa famille. Il s'agit d'un Français âgé de 20 ans né au Burundi.

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête sur l'agression, qui a été ouverte des chefs de tentative d'assassinat et d'association de malfaiteurs, le tout en lien avec une entreprise terroriste. Elle a été confiée à la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire, à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la direction interrégionale de la PJ d'Orléans.
 

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