Joué-lès-Tours : l'agresseur s'était "radicalisé vers ses 16-17 ans"

Joué-lès-Tours : l'agresseur s'était "radicalisé vers ses 16-17 ans"

FAIT DIVERS - Le procureur de la République de Paris a déclaré lundi que Bertrand "Bilal" Nzohabonayo aurait suivi les pas de son frère en optant pour l'islam radical. Le jeune homme de 20 ans a été abattu samedi en France après avoir agressé des policiers dans un commissariat de Joué-les-Tours (Indre-et-Loire).

"Rien n'indique pour l'heure que le testament trouvé soit en lien direct avec l'agression", a déclaré ce lundi le procureur de la République de Paris. Quelques minutes plus tôt, François Molins avait révélé à la presse qu'une "forme de testament religieux non daté" avait été retrouvé par les enquêteurs au cours des perquisitions réalisées chez Bertrand "Bilal" Nzohabonayo .

Au cours de sa conférence de presse, le procureur a également fait savoir que la sœur de l'agresseur - abattu samedi en France après s'en être pris à trois policiers dans un commissariat de Joué-les-Tours (Indre-et-Loire) au cri de "Allahou Akbar" avant d'être abattu - avait été placée en garde à vue "dès samedi soir". L'absence d'éléments indiquant une complicité, elle a été remise en liberté lundi soir. Mais elle a pu livrer des éléments sur la personnalité de son frère, notamment le fait que ce dernier s'était "radicalisé vers l'âge de 16-17 ans, un an après son frère, dont il était très proche". 

Le frère avait été signalé

Bertrand "Bilal" Nzohabonayo était d'ailleurs connu par le biais de son frère. Prénommé Brice, ce dernier était en effet surveillé par les services spécialisés. En août 2013, la mère des deux garçons avait fait un signalement , s'inquiétant "de la radicalisation de son fils Brice et de l'influence que ce dernier pouvait exercer sur son frère Bertrand", a détaillé le procureur. Un peu plus tôt, un porte-parole du Service national de renseignement (SNR) avait déclaré que ledit Brice avait été arrêté à Bujumbura, capitale du Burundi, samedi .

Les enquêteurs ont aussi visité les comptes Facebook des deux frères. "L'exploitation du profil de Bertrand, sous le prénom d'emprunt Bilal, mettait en évidence le profil d'une personne de confession musulmane diffusant des sourates du Coran et critiquant l'islamophobie dans des termes très généraux", a expliqué François Molins. Le jeune homme avait été condamné à sept reprises dans sa vie mais pour des faits de droit commun, sans lien avec le terrorisme.

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