Un ex-professeur de maths condamné à deux ans de prison pour apologie du terrorisme

Un ex-professeur de maths condamné à deux ans de prison pour apologie du terrorisme

FAITS DIVERS
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JUSTICE - Sur son ordinateur, les enquêteurs ont découvert une bonne centaine de fichiers de propagande djihadiste. Une façon d'assouvir sa "curiosité", s'est défendu le prévenu, ces "téléchargements étaient à titre informatif".

Ce sont les services de renseignements qui ont signalé sa possible radicalisation. Un ancien professeur de mathématiques a été condamné, mercredi, à Grenoble à deux ans de prison. Sur son ordinateur, les forces de l'ordre ont retrouvé une centaine de fichiers de propagande djihadiste. Cela allait de scènes de décapitation, à une vidéo sur la marche à suivre pour commettre un attentat en Europe ou des livres d'apprentissage des mathématiques édités par le groupe Etat islamique (EI) où les enfants sont invités à compter des bombes. Une façon d'assouvir sa "curiosité", s'est-il défendu: "mes téléchargements étaient à titre informatif". 


Il comparaissait devant le tribunal correctionnel pour "apologie du terrorisme" et "diffusion de l'enregistrement d'images relatives à la commission d'une atteinte volontaire à l'intégrité de la personne". Ce père de trois enfants a longtemps enseigné en collège/lycée public avant de contracter une poliomyélite. 

Déjà condamné pour des faits de violences

Lui qui ne sort guère de chez lui depuis sa maladie, a tenté devant le tribunal de donner l'image du bon père de famille: "Je me fais beaucoup de souci pour mes enfants, l'année scolaire vient de commencer. Ils se reposent sur moi pour les maths et je fais la vaisselle", détaille-t-il. Pour le procureur, le prévenu cherche à "minimiser les faits" par une "bonhomie de façade". Il le soupçonne de vouloir participer au "djihad médiatique" et réclamait alors, une peine "sévère" de prison, et un suivi socio-judiciaire de six ans avec obligation de soins. 


Demandant la relaxe, son avocate, Me Corinne Beaufour-Garaude, a mis en garde contre les "procès d'intention". "Il faut trouver un équilibre entre nos principes démocratiques, de liberté d'expression et l'impératif de sécurité publique", a-t-elle plaidé. En 2016, il avait déjà été condamné pour violences à l'égard d'agents venus installer un compteur Linky chez lui.

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