L'agresseur présumé de Marie Laguerre jugé ce jeudi à Paris

FAITS DIVERS
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INVESTIGATIONS – L'homme interpellé lundi dans le cadre de l’enquête sur le harcèlement de rue et les violences commises sur une jeune femme fin juillet devant un café du 19e arrondissement de Paris a été déféré au parquet de Paris. Il comparaît ce jeudi 30 août devant le tribunal. La vidéo de l’agression avait soulevé une vague d’indignation.

Après deux jours de garde à vue, l'homme soupçonné d'avoir insulté et frappé une jeune femme en pleine rue, à Paris, le 24 juillet dernier, va comparaître ce jeudi 30 août devant le tribunal, a-t-on appris auprès du parquet de Paris. Epilogue d'une affaire qui avait soulevé une vague d'indignation sur les réseaux sociaux. 


Pour dénoncer le harcèlement de rue, Marie Laguerre, 22 ans, avait publié sur Facebook la vidéo de son agression en juillet devant un café du 19e arrondissement. "Car je ne tolère pas ce genre de comportement. Je ne peux pas me taire et nous ne devons plus nous taire", avait-elle écrit sur sa publication. La jeune femme qui rentrait chez elle avait répondu "ta gueule" aux sifflements et gestes obscènes d’un individu croisé dans la rue. L'homme lui avait alors lancé un cendrier avant de la suivre et de la frapper au visage devant des dizaines de témoins attablés à la terrasse d'un café. Les images avaient été massivement relayées sur les réseaux sociaux suscitant de nombreuses réactions avec pour toile de fond le débat sur le harcèlement de rue. 


Lundi, un homme de 25 ans a été interpellé à sa sortie d'un hôpital psychiatrique où il était interné depuis le début du mois d'août. Marie Laguerre a reconnu son agresseur sur photos, a expliqué à LCI son avocate Me Noémie Saidi-Cottier. En garde à vue, le suspect a de son côté reconnu les faits, a indiqué une source proche du dossier. 

Auditionné dans les locaux du commissariat du 19e

Marie Laguerre avait porté plainte et le parquet de Paris ouvert une enquête pour violences avec arme - en l'occurrence le cendrier - et harcèlement sexuel. 


Début août, la jeune femme avait lancé un site internet www.noustoutesharcelement.fr  pour encourager les femmes à témoigner du harcèlement de rue dont elles sont victimes et lancé une pétition pour réclamer au gouvernement plus de moyens pour combattre le harcèlement et les violences sexistes et sexuelles. Jeudi, son agresseur présumé devra répondre des faits devant la justice. 

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