La DGSE et le ministre de l'Intérieur ont démenti avoir été prévenus d'un attentat

La DGSE et le ministre de l'Intérieur ont démenti avoir été prévenus d'un attentat

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ALERTE – Hasna Aït Boulahcen, la cousine d'Abdelhamid Abaaoud, aurait eu l'intention de commettre un attentat en France. Une information démentie par la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et Bernard Cazeneuve.

Dans un communiqué, la DSGE a "formellement démenti l'information selon laquelle elle aurait intercepté le jeudi 12 novembre, la veille des attentats, une communication entre Hasna Aitboulahcen et un correspondant en Syrie indiquant l'imminence des attentats de Paris". A posteriori, la révélation faisait froid dans le dos. Elle y aurait annoncé à son interlocuteur sa volonté de commettre un attentat en France.

Un appel le 12 novembre

Le jour même, la DGSE transmet cette information à la DGSI (Direction générale de la Sécurité intérieure), pour "évaluer le danger potentiel" que représente cette femme, explique le journaliste Azzeddine Ahmed-Chaouch sur le plateau du Petit journal, jeudi 26 novembre. Les deux entités prévoient ensuite un rendez-vous pour approfondir le sujet, mais seulement le 16 novembre. Au lendemain de l'appel, plusieurs équipes terroristes se dispersent dans Paris pour y semer un sanglant chaos.

Si, d'après le journaliste, le ministère de l'Intérieur lui a confirmé "toutes ces informations", elles ont toutefois été catégoriquement démenties par Bernard Cazeneuve, invité quelques minutes plus tard de l'émission "Des Paroles et des actes", sur France 2. "C'est faux (...). Il nous est parvenu une information, une seule : que ces terroristes étaient passés par la Grèce il y a de cela quelques semaines."

Le rôle d'Aït Boulahcen toujours confus

Les raisons qui expliqueraient cette non-urgence à traiter cette affaire sont les suivantes : dans le message de la DGSE, il y avait une faute de frappe au prénom de la suspecte, "Hasma" au lieu de "Hasna". Une simple faute qui ne permet pas à la DGSI d'identifier immédiatement cette femme comme la cousine d'Abaaoud, qui était déjà l'homme le plus recherché d'Europe.

De plus, comme il existe un tel nombre de femmes appelant au djihad, les renseignements ne peuvent lancer une alerte à chaque signalement. Jusqu'à présent, on pensait que Hasna Aït Boulahcen n'avait eu qu'un rôle logistique dans les attentats, notamment en ce qui concerne l'hébergement à Saint-Denis.

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