La Réunion : une information judiciaire ouverte après la disparition mystérieuse d’un gendarme

FAITS DIVERS

ENQUÊTE – Le parquet de Saint-Denis de La Réunion a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour "non-assistance à personne en danger" après la disparition en montagne d'un gendarme fin juin. Mathieu Caizergue, 24 ans, randonnait alors, sur son temps libre, avec deux amis, dont un autre gendarme, dans une partie inaccessible de l’île. Ses proches sont sans nouvelles depuis.

Objectif : lever le voile sur ce mystère. Une information judiciaire pour "non-assistance à personne en danger" a été ouverte vendredi par le parquet de Saint-Denis à la suite de la disparition en montagne d'un gendarme de 24 ans fin juin. Le jeune homme a disparu lors d'une randonnée à trois en compagnie d'un autre gendarme et du mari d'une gendarme dans une partie reculée de l'ouest de l'île.

Mercredi, les deux compagnons de randonnée – visés par l’information judiciaire – ont été placés garde à vue pendant quelques heures dans le cadre de l’enquête avant d’être remis en liberté. Ils pourraient être convoqués à nouveau prochainement afin de continuer à s'expliquer sur la disparition de leur ami.

Un appel téléphonique et un message Snapshat énigmatiques

Gendarme mobile détaché à la brigade de La Possession, une commune de 32.000 habitants du nord-ouest de l'île, Mathieu Caizergue n’a pas donné signe de vie depuis le 23 juin dernier, alors que les trois hommes randonnaient sur un sentier montagneux et parfois dangereux du cirque de Mafate. Une zone particulièrement escarpée et inaccessible en voiture. Selon les déclarations de ses deux compagnons, chacun marchait à son rythme, et tous devaient se retrouver un peu plus tard. Le point de rendez-vous avait été fixé sur un parking situé à une demi-heure marche du lieu où le jeune homme a été vu pour la dernière fois. Il n'y est jamais arrivé. 

En fin d'après-midi, il aurait seulement envoyé à ses proches un message sur le réseau social Snapchat, le montrant avec une grosse bosse à la tête, suggérant qu'il avait pu faire une mauvaise chute. Selon l'un de ses deux co-randonneurs, Mathieu Caizergue  lui aurait ensuite téléphoné, toujours en fin d'après-midi, pour lui dire que tout allait bien. Les deux amis affirment qu’ils n'ont pu alerter les secours qu'en début de soirée, une fois de retour en ville, car les batteries de leurs portables étaient déchargées. Toutes les recherches entreprises depuis par les gendarmes, notamment ceux du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM), ou par la famille du jeune homme venue de l'Hérault, sont restées vaines.

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