Tentative d'empoisonnement, outrage et violence : la sexagénaire terrifiait son quartier

Tentative d'empoisonnement, outrage et violence : la sexagénaire terrifiait son quartier

TERREUR DU QUARTIER - Une habitante de Hagetmau (Landes), était jugée, ce jeudi, pour violences, outrage et tentative d’empoisonnement des animaux de ses voisins. Mais la sexagénaire, au lourd passé, ne s’est pas présentée.

Elle fait peur à tout le monde. Une femme de 61 ans était jugée ce jeudi, à Mont-de-Marsan (Landes). La raison ? Cette "caïd" du lotissement de Hagetmau terrorise ses voisins. Violences avec ou sans armes, outrages, tentatives d’empoisonnement d’animaux domestiques... la sexagénaire faisait planer un réel climat de peur depuis quelques années, comme le relate Sud Ouest. 

Insultes et ballon crevé

Absente à son procès, elle n’a pas pu expliquer les faits commis entre octobre 2014 et juin 2015. Les comptes-rendus de ses différentes auditions, en revanche, ont été évoqués à l’audience et ils donnent une idée de la méchanceté du personnage. Le quotidien local en a relevé plusieurs. 

Pourquoi avoir placé un mélange de raviolis et de mort-aux-rats devant sa porte ? "Pas de chats chez moi." Les coups de balai au visage donnés à une voisine handicapée occasionnant dix jours d'ITT ? "Elle ne sait pas tenir ses enfants." La terreur du quartier va même jusqu’à asséner un coup de poing au visage d’un riverain parce qu’il étend son linge aux fenêtres, occasionnant un jour d’ITT. 

Doigt sous la gorge et ballon crevé

Interrogée sur un outrage à un agent municipal lui demandant d'arrêter de jeter ses déchets verts dans la rue, la sexagénaire répond : "Je le trouve hautain. J'ai toujours jeté mes herbes par-dessus la clôture. De toute façon, il m'emmerde (sic)." Quant à cette lame sortie de son sac à main devant la secrétaire du centre médical ? "Les enfants du quartier me harcèlent." Le ballon crevé et un doigt passé sous la gorge à l'approche des jeunes, c’est pour le même motif.

Déjà condamnée en 2012, elle se voit proposer un stage de citoyenneté dans le cadre d’une mesure de composition pénale (une alternative aux poursuites), rappelle Sud Ouest.  Elle n’ira pas. Sous le coup d’un sursis depuis, cette femme isolée et en situation précaire a tout de même été reconnue responsable de ses actes. Condamnée à deux mois de prison qui devraient être aménageables, la caïd de 61 ans devra verser près de 1200 euros d'amendes et d'indemnités pour les parties civiles.

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