Le braquage de Kim Kardashian : une "affaire très simple" selon le principal organisateur présumé

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Kim Kardashian braquée à Paris

SIMPLISSIME - "Le Monde" a pu consulter les PV d'audition d'Aomar Ait Khedache, le chef présumé du commando qui a braqué Kim Kardashian une nuit d'octobre pour lui dérober ses bijoux. Il y explique aux enquêteurs la facilité de l'opération, simplifiée par la masse d'informations disponibles sur internet.

"C’était une affaire très simple".  Aomar Ait Khedache, 60 ans, est le principal organisateur présumé du cambriolage de Kim Kardashian en octobre dernier dans un hôtel de luxe parisien. Des bijoux et un diamant d'une valeur totale de neuf millions d'euros lui avaient alors été dérobés et dix personnes avaient été mises en examen. Lors de son audition, que Le Monde a pu consulter, celui qui est considéré comme le chef du commando a dans un premier temps nié les faits. Mais avec son ADN qui a été retrouvé sur les attaches serflex, il s'est finalement rendu à l'évidence et a raconté avoir été "emballé" par ce vol qui pouvait beaucoup lui rapporter.

Un premier essai loupé

"Ce n’était pas un gros vol à main armé. Il suffisait de neutraliser le veilleur de nuit et d’accéder à la chambre", explique-t-il simplement aux enquêteurs. "Ça n’était pas un truc violent. C’est pas un braquo quoi". Surtout que selon lui, beaucoup d'informations étaient accessibles sur le web, comme par exemple l'heure d'arrivée de la star en France où le fait qu'elle ne portait pas de faux bijoux. "Il suffisait de regarder sur Internet pour tout savoir, absolument tout."

Pourtant, les cambrioleurs, neuf selon les enquêteurs, ont dû s'y reprendre à deux reprises pour parvenir à lui dérober ses objets de valeur.  "Une première fois, elle est venue ; tout était prêt pour la recevoir", raconte Aomar Ait Khedache. Mais leur informateur, qui semblait connaître l'entourage de la star, les a finalement dissuadés parce qu'"il y avait trop de monde autour d’elle".

On n’a pas exhibé d’arme devant une femme- Aomar Ait Khedache

Lorsqu'ils sont finalement passés à l'action dans la nuit du 2 au 3 octobre, les choses se seraient passées "à peu près bien" selon le chef présumé. "On prend les bijoux" de la star. "On la prend. La personne qui est avec moi l’a attachée sur le lit, je crois […] Et je l’ai posée dans la salle de bain. On est redescendu. Avec douceur", raconte l'homme, qui ajoute "On n'a pas exhibé d'arme devant une femme". Des propos qui sont en contradiction avec ceux de la jeune femme qui avait assuré à la police que l'un des cambrioleurs en avait sorti une, et l'avait braquée sur elle pour lui demander où étaient les bijoux. 

Après s'être enfuis, les cambrioleurs ont ensuite dû faire disparaître rapidement le butin.  "Pour que les bijoux ne soient jamais reconnus, on a pris la décision, en commun de les faire fondre. Une des personnes parmi nous s’en est occupée. Il est revenu avec des barres […] En tout, il devait y avoir huit cent et quelques grammes, ce qui a donné un montant de… 25 ou 28 mille, un truc comme ça", indique-t-il. Et le diamant serait lui entre les mains d'"une personne", mais que cette dernière aurait peur de le vendre "parce que c’est une pierre qui est repérable".

Selon l'avocat de Aomar Ait Khedache, Me Jean-Yves Liénard qui s'est confié au Monde, "l'amateurisme" de son client l'éloignerait du "grand banditisme". Et, par ailleurs, "cette affaire montre l’état de déliquescence dans laquelle nous sommes où une jeune femme qui n’est rien, ni artiste, ni écrivain, devient un phénomène mondial dont la moindre mésaventure obsède la presse internationale.", estime-t-il.

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