Le docteur Bonnemaison entre la vie et la mort après une tentative de suicide

Le docteur Bonnemaison entre la vie et la mort après une tentative de suicide

FAITS DIVERS
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DRAME - Condamné en octobre à deux ans de prison avec sursis pour l'empoisonnement d'une de ses patientes, Nicolas Bonnemaison a tenté de mettre fin à ses jours samedi 31 octobre. Dans une lettre, il se dit "fatigué de la vie".

L'ex-urgentiste Nicolas Bonnemaison est entre la vie et la mort. Il a tenté de mettre fin à ses jours, ont annoncé des sources hospitalières à l'AFP. Il a été retrouvé ce samedi 31 octobre au matin dans son véhicule, dans la commune de Tosse, dans les Landes. Il aurait, semble-t-il, cherché à s'asphyxier en faisant rentrer dans l'habitacle les gaz d'échappement de sa voiture, et a été envoyé au CHU de Bordeaux. Un tuyau accroché au pot d'échappement était fixé avec du ruban adhésif au niveau de la vitre arrière entrouverte. De plus, Nicolas Bonnemaison aurait consommé une grande quantité de médicaments. Son pronostic vital est engagé.

Une lettre a été retrouvée dans son véhicule, à ses côtés. "Il s'y dit en substance éprouvé et fatigué de la vie", a-t-on précisé de source judiciaire. Selon un membre de son entourage qui s'était entretenu longuement avec lui, l'ancien urgentiste était apparu en bon état psychologique ces derniers jours. Mais selon un autre proche, il avait des soucis financiers, entre les frais de justice et la condamnation d'Angers, au civil, à verser 30.000 euros de dommages et intérêts à la famille de la patiente décédée.

La condamnation après la relaxe

Entre mars 2010 et juillet 2011, alors qu'il exerçait au sein du Centre hospitalier de la côte basque à Bayonne, Nicolas Bonnemaison avait injecté des produits létaux à sept de ses patients, incurables, pour abréger leurs souffrances. Décrit par ses confrères experts-psychiatres comme "hyper-compassionnel", il avait agi en catimini, ne tenant pas au courant les familles ou son équipe soignante de ses actes.

EN SAVOIR + >> Nicolas Bonnemaison condamné à deux ans de prison avec sursis

Ses agissements lui avaient valu d'être poursuivi pour empoisonnement en octobre 2015, alors qu'il avait été dans un premier temps relaxé par le tribunal de Pau. Moins indulgent, le tribunal d'Angers l'avait reconnu coupable d'empoisonnement sur une des sept patients et l'avait condamné à deux ans de prison avec sursis. Une sanction qui s'ajoutait à sa radiation par l'Ordre des médecins. "Soulagé" de son propre aveu après le verdict, Nicolas Bonnemaison n'entendait pas se pourvoir en cassation. En revanche, lui et ses conseils entendaient bien faire revenir l'Ordre des médecins sur son interdiction d'exercer.

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