Le fait divers du jour : des enfants de 6 ans convoqués à la gendarmerie après une bagarre

FAITS DIVERS

ARDENNES - Leurs parents n'en reviennent pas. Cinq élèves de CP ont reçu une convocation des gendarmes, qui veulent les entendre dans le cadre d'une bagarre qui se serait déroulée dans la cour de récréation.

Metronews a fait le tour de la presse régionale et vous livre le fait divers du jour...

Visite peu banale samedi dernier chez la famille Lerue. Deux gendarmes sonnent à la porte. "J’ai été surprise de les voir, je l’ai été encore plus quand j’ai vu que la convocation était pour mon fils âgé de 6 ans", explique la mère au journal L'Union qui révèle cette surprenante affaire.

Avec quatre autres de ses camarades de CP, le petit Lucas est en effet visé par une plainte pour un jeu qui a viré à la bagarre dans la cour de récréation. Les cinq élèves auraient frappé une fillette à terre. Marie-Claude Lerue tombe des nues. Elle n'a jamais été alertée d'une telle histoire par l'établissement scolaire de Gespunsart (Ardennes). Son compagnon, lui, est furieux. "Vous n’avez pas honte de convoquer des gosses à la gendarmerie ?", répond-il aux gendarmes.

Entendus cette semaine

L'incident remonte au mois de mars. Une mère remarque que sa petite fille présente sur la jambe un hématome de 10 centimètres. Et selon elle, cet incident ne serait pas isolé. "Ça dure depuis la rentrée. Nous avons déjà contacté par téléphone la directrice, nous nous sommes également déplacés mais ça n’a rien changé", déplore-t-elle. Agacée par l'inertie de l'école, elle décide d'alors de porter plainte après avoir fait constater les blessures de son enfant par un médecin.

Aujourd'hui, les deux parties s'accordent sur un point : le manque de communication de l’établissement. Mais si cette convocation indigne les parents, le quotidien note que cette procédure n'est pas "anormale dès lors que les enfants sont mis en cause dans une plainte". Si pour Lucas, l'audition qui s'est déroulée cette semaine a été loin d'être traumatisante, ce n'est pas le cas de deux de ses petits camarades : l'un n'a pu être entendu par les gendarmes car il pleurait trop, l'autre n'est pas retourné à l'école depuis.
 

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