Le fait divers du jour : la vidéo d'un chaton brûlé vif choque les internautes... mais pas Facebook

FAITS DIVERS

FAITS DIVERS - La vidéo d'un chat qui brûle après avoir été aspergé d'essence suscite l'indignation en Grande-Bretagne. Une vidéo choquante mais autorisée par Facebook car elle ne s'oppose pas à son règlement.

Metronews a fait le tour de la presse internationale et vous livre le fait divers du jour...

Âmes sensibles s’abstenir. Depuis plusieurs jours, une vidéo postée sur Facebook interpelle le Royaume-Uni : on y voit un chaton dans un seau, sur lequel un individu déverse de l’essence avant de l’enflammer. "Shocking !", s’indignent des milliers d’internautes outre-Manche, qui demandent au réseau social de retirer la vidéo. En vain, comme le raconte le Daily Mail ce lundi.

Durant près de deux minutes, on observe la lente agonie de l’animal. En feu, celui-ci parvient à s’échapper du seau et s’agite pour éteindre les flammes. Visiblement exténué, le chaton demeure immobile pendant que le feu le consume peu à peu. Une seconde personne intervient, sans doute un jeune adolescent, pour tenter de mettre fin à ses souffrances à l’aide d’une bouteille d’eau. Les flammes cessent enfin et ils décident alors de recouvrir son corps agonisant avec un plastique.

"Le contenu ne contrevient pas à notre règlement"

Une séquence insoutenable pour des milliers de Britanniques, qui ont commenté la vidéo sur Facebook. Parmi eux, un certain Kieran Dunwel. "J’ai vu passer cette vidéo, j’ai décidé de cliquer pour voir. Dégoûté, j’ai signalé son contenu". Réponse du réseau social : "Le contenu ne contrevient pas au règlement de notre site". 

Contacté par le MailOnline, un représentant de Facebook a également précisé que le contenu était conforme au règlement. "Les gens sont sur notre réseau social pour partager les expériences du monde qui les entoure et de cela peut résulter le partage de contenus que certains peuvent trouver bouleversant." Et de préciser : "Mais si cette vidéo avait été postée avec un commentaire sadique, nous aurions supprimé cette publication."

Facebook n’en est pas à sa première polémique en la matière. En octobre dernier, le site avait retiré une vidéo de décapitation qui avait engendré une vague d’indignation après son feu vert pour diffuser à nouveau des vidéos et des images violentes. "Sur la base de ces critères améliorés, nous avons réexaminé les récents signalements de contenu violent et nous avons conclu que ce contenu faisait l'apologie de la violence de manière inappropriée et irresponsable", avait indiqué l'entreprise californienne à propos de la vidéo de décapitation. Ce revirement survenait à un moment où Facebook essayait d'harmoniser les différentes sensibilités qui s'expriment sur son réseau – qui compte plus d'un milliard de membres –, tout en affichant sa volonté de s'imposer comme une plateforme de liberté d'expression et d'information.

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