Le plus jeune maire de France mis en examen pour "prise illégale d’intérêt" !

FAITS DIVERS

OOPS - Le maire divers droite de Hesdin (Pas-de-Calais) Stéphane Sieczkowski-Samier, soupçonné de "complicité de faux et d'usage de faux en écriture publique" et de "prise illégale d’intérêt", a été mis en examen.

"Il n’y a eu aucun préjudice pour la commune, aucun enrichissement personnel. Je suis complètement innocent. (…) Il faut se poser la question, à quatre mois des élections législatives où je suis moi-même candidat, à qui profite cette affaire ?" La stratégie de défense est classique. L’histoire, elle, l’est un peu moins. Elle implique celui qui fut élu, à 22 ans, plus jeune maire de France en 2014, le dénommé Stéphane Sieczkowski-Samier (DVD), dans la commune de Hesdin (2400 habitants), dans le Pas-de-Calais. Et qui a été mis en examen pour "complicité de faux et d'usage de faux en écriture publique", ainsi que pour "prise illégale d’intérêt par une personne dépositaire de l’autorité publique". Rien que ça.

Le chef de la police municipale impliqué

En cause : l’attribution de la gestion des logements de sa ville à l’agence immobilière ORPI, dirigée par… la mère du maire, Christiane Samier, elle-même membre du conseil municipal, et qui a également été mise en examen pour "prise illégale d'intérêt par personne investie d'un mandat électif". C’est l’opposition qui a donné l’alerte en saisissant le sous-préfet, affirmant que le vote du conseil municipal sur cette mesure n’a jamais eu lieu. 

En outre, "pour la justifier, Stéphane Sieczkowski-Samier aurait fait faire fabriquer par un tiers une fausse délibération", a indiqué le parquet de Boulogne-sur-Mer à l’AFP. Et, comme si tout cela ne suffisait pas, le tiers en question, qui aurait "rédigé la fausse délibération sur instruction du maire" (on cite encore le parquet),  ne serait autre que… le chef de la police municipale, mis en examen, lui, pour "faux et usage de faux en écriture publique par personne dépositaire de l'autorité publique". Le maire, qui poursuit en parallèle de son activité d’élu des études de droit (!), encourt 15 ans de réclusion criminelle et 225.000 euros d'amende.

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